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Trump veut le secret autour de l'assaut du Capitole
International 2 min. 19.10.2021
Justice US

Trump veut le secret autour de l'assaut du Capitole

Cette scène surréaliste a marqué la fin de la présidence Trump : le siège du pouvoir US envahi par des contestataires.
Justice US

Trump veut le secret autour de l'assaut du Capitole

Cette scène surréaliste a marqué la fin de la présidence Trump : le siège du pouvoir US envahi par des contestataires.
Photo : AFP
International 2 min. 19.10.2021
Justice US

Trump veut le secret autour de l'assaut du Capitole

L'ancien président américain s'est pourvu en justice pour bloquer la divulgation des documents de la Maison Blanche relatifs à l'assaut des institutions de Washington mené par ses partisans.

(AFP) -Donald Trump acculé. Que savait-il sur une possible invasion du Capitole par ses soutiens à la fin de la dernière campagne US? Pour l'heure, le prédécesseur de Joe Biden entend garder le silence, et surtout que nul juge ne puisse consulter les informations sur le sujet détenues à la Maison Blanche. Ainsi, le milliardaire vient-il d'invoquer le droit de l'exécutif à garder certaines informations secrètes pour éviter que d'anciens collaborateurs fournissent des preuves au Congrès.


(FILES) In this file photo former US President Donald Trump arrives to speak at the press briefing at the White House in Washington, DC, on July 30, 2020. - One year after his first impeachment, former president Donald Trump finds himself the subject of an unprecedented second trial beginning February 9, 2021 in the Senate, whose members must determine whether he incited a deadly assault on the US Capitol. The 100 senators will also step into uncharted territory when they sit in judgment of a president who is no longer in office, a deeply damaged political figure who remains a potent force in his party even without the power of the White House. (Photo by JIM WATSON / AFP)
Trump acquitté pour la seconde fois
L'ex-président américain a échappé samedi à un verdict de culpabilité à l'issue d'un procès historique devant le Sénat américain, qui le jugeait pour son rôle supposé dans les violences du 6 janvier au Capitole.

Voilà donc un nouvel épisode dans la campagne du magnat républicain pour faire obstacle aux enquêteurs se penchant sur l'assaut (meurtrier) mené voilà neuf mois. Mais la procédure engagée par Donald Trump devrait déclencher une épreuve de force devant les tribunaux qui pourrait bien éprouver l'autorité constitutionnelle du Congrès à examiner les actions de la branche exécutive du pouvoir.

Le 6 janvier 2021, des milliers de partisans du président républicain avaient pris d'assaut le siège du Parlement américain, dans le but de bloquer la victoire électorale du démocrate Joe Biden. Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait prononcé un discours devant la foule à quelques centaines de mètres de là, avançant - sans fondement - que l'élection présidentielle de 2020 lui avait été volée.

«La requête de la commission n'est rien d'autre qu'une tentative vexatoire et illégale d'aller à la pêche aux informations, ouvertement soutenue par Biden et conçue pour enquêter anticonstitutionnellement sur le président Trump et son administration», souligne la plainte déposée devant un tribunal de Washington.

Les enquêteurs parlementaires cherchent à obtenir le témoignage de responsables qui pourraient évoquer ce que le président savait de l'assaut avant qu'il se déroule, et ce qu'il a fait lorsque l'événement s'est produit. Et pourquoi a-t-il tant tardé à appeler au calme ''ses troupes'' et à condamner les actes commis?

Depuis fin août, les Archives nationales ont envoyé de nombreux documents officiels demandés par les enquêteurs aux équipes de M. Trump et du président Biden, leur donnant 30 jours pour les passer en revue. Dans sa jurisprudence, la Cour suprême a tranché que les présidents avaient le droit de garder confidentiels certains documents et certains entretiens afin de garantir des discussions plus franches avec leurs conseillers.


L'assaut du Capitole apparaît de plus en plus prémédité
Alors que le procès en destitution de l'ex-président Donald Trump s'ouvre, les dépositions et témoignages rassemblés par la justice américaine laissent penser que l'attaque du 6 janvier dernier avait en réalité été préparée bien en amont.

Pour le moment, le président Joe Biden a le dernier mot sur l'affaire, et a déjà affirmé qu'il permettrait la divulgation d'un premier lot de documents, dédaignant les objections de son prédécesseur.

La plainte de Donald Trump demande à un juge fédéral de déclarer toute requête de la commission comme inadmissible et d'empêcher les Archives nationales d'envoyer tout document. L'ancien président a déjà demandé à ses principaux collaborateurs, de son dernier chef de cabinet Mark Meadows à son conseiller en stratégie politique Steve Bannon, d'ignorer les assignations à comparaître devant la commission d'enquête parlementaire.


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