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Trump réclame l'identité du lanceur d'alerte
International 2 min. 04.11.2019

Trump réclame l'identité du lanceur d'alerte

 Depuis le 24 septembre, Donald Trump est l'objet d'une procédure «impeachment» engagée par les démocrates

Trump réclame l'identité du lanceur d'alerte

Depuis le 24 septembre, Donald Trump est l'objet d'une procédure «impeachment» engagée par les démocrates
Photo: AFP
International 2 min. 04.11.2019

Trump réclame l'identité du lanceur d'alerte

Le président américain a de nouveau réclamé dimanche l'identité du lanceur d'alerte à l'origine de la procédure de destitution à son encontre qui, selon son avocat, se tient prêt à répondre aux questions des républicains.

(AFP). - «Le lanceur d'alerte a tellement tort qu'IL doit sortir de l'ombre», a tweeté Donald Trump dans la matinée. «Les médias bidons savent qui c'est mais, comme ils sont au service des démocrates, ils ne veulent pas le dire», a-t-il poursuivi.

«Révélez qui est le lanceur d'alerte et mettez un terme à l'arnaque de la destitution», a ajouté le locataire de la Maison Blanche qui a plusieurs fois mis en doute la crédibilité de ce témoin.

C'est un radical

Depuis quelques jours, plusieurs médias conservateurs font circuler un nom en dépit des règles de protection des lanceurs d'alerte, et des élus républicains ont donné de l'écho à leurs articles en les retweetant.

Si cette identité est la bonne, c'est un partisan de l'ancien président démocrate Barack «Obama et il déteste Trump. C'est un radical», a déclaré à la presse le milliardaire new-yorkais plus tard dans la journée.

Membre de la communauté du renseignement, un temps affecté à la Maison Blanche, ce lanceur d'alerte s'est alarmé pendant l'été de la teneur d'un appel téléphonique au cours duquel Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden.

La preuve d'un «abus de pouvoir»  

Son signalement, rendu public en septembre, a contraint la présidence à publier une transcription de l'échange.

Convaincus de tenir la preuve d'un «abus de pouvoir» du président, les démocrates ont engagé, le 24 septembre, une enquête pour «impeachment» (mise en accusation) à la Chambre des représentants où ils sont majoritaires.


Les démocrates soupçonnent Donald Trump d'avoir gelé 400 millions de dollars d'aide destinée à Kiev pour faire pression sur le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
La crise s'amplifie pour Trump
Le scandale qui secoue la Maison Blanche s'est fait encore plus retentissant jeudi avec la publication des accusations d'un lanceur d'alerte, qui reproche au président d'avoir «sollicité l'ingérence» de l'Ukraine dans sa campagne de réélection.

Depuis, ils ont interrogé à huis clos une dizaine de témoins qui ont, par petites touches, confirmé les efforts déployés par des proches du président pour forcer Kiev à fournir des informations compromettantes sur Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle de 2020.

Lors de ces auditions, les élus républicains ont, d'après les médias, tenté d'arracher aux témoins des informations sur le lanceur d'alerte qu'ils tentent de discréditer.

Sans fournir de preuves, le parlementaire républicain Steve Scalise l'a accusé dimanche sur la chaîne ABC «d'avoir un parti pris politique» et d'«avoir travaillé pour Joe Biden».


The US Capitol is seen on September 25, 2019 in Washington, DC. - President Donald Trump maintained that he had exerted "no pressure" on Ukraine, as the White House released a call transcript confirming he had asked Kiev to probe his political rival Joe Biden. (Photo by MANDEL NGAN / AFP)
Trump a bien demandé une enquête sur Biden
Le président des Etats-Unis a bien évoqué à son homologue ukrainien d'investiguer sur son rival démocrate, selon la transcription d'un appel téléphonique entre les deux dirigeants rendue publique mercredi par la Maison Blanche.

L'avocat du lanceur d'alerte Mark Zaid a assuré samedi sur CBS que son client voulait que son témoignage soit traité d'une manière «non partisane» et qu'il se tenait prêt à répondre «par écrit et sous serment» aux questions des élus républicains.

Selon lui, l'inspecteur général des services de renseignement pourrait vérifier son identité, ce qui permettrait de «satisfaire» les républicains tout en protégeant son anonymat.    


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