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Trois députés observateurs des élections aux USA
International 3 min. 02.11.2020 Cet article est archivé

Trois députés observateurs des élections aux USA

Sans doute l'élection de Joe Biden pousserait-elle les Etats-Unis à reprendre attache avec l'Europe.

Trois députés observateurs des élections aux USA

Sans doute l'élection de Joe Biden pousserait-elle les Etats-Unis à reprendre attache avec l'Europe.
Photo : AFP
International 3 min. 02.11.2020 Cet article est archivé

Trois députés observateurs des élections aux USA

Josée Lorsché (Déi Gréng), Claude Haagen (LSAP) et Gusty Graas (DP) scruteront le vote des Américains pour le compte de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

(pj avec Marc Hoscheid, Marc Schlammes et Michael Merten) - Si la communauté américaine du Luxembourg s'apprête à vivre l’élection du 46ème président des USA à distance, il est trois politiques luxembourgeois qui, eux, la vivront in situ. Ainsi, le Grand-Duché sera-t-il représenté par trois de ses députés : une élue verte, un libéral et un socialiste. Soit respectivement Josée Lorsché, Gusty Graas et Claude Hagen. Leur rôle : observateurs électoraux. 

Cette mission leur a été confiée par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Et déjà le trio s'est envolé pour les Etats-Unis et bénéficie désormais d'une formation express sur le mode d'élection si spécifique aux States. Certes, certains membres de cette délégation européenne auront à se rendre dans un nombre de bureaux de vote le jour du scrutin, mais leur rôle ne consiste pas à procéder à une observation systématique du vote, du dépouillement ou de la tabulation des résultats. Mais ils établiront un rapport intermédiaire pour informer le public et les médias au cours de l'observation.

Gusty Graas (DP) sait déjà que les prochaines heures seront bien occupées. «Le 3 novembre, les députés inspecteront en effet entre dix et quinze bureaux de vote. «Ce ne sera pas une promenade de santé, commente l'élu de la circonscription Sud. Nous nous y arrêtons sans prévenir et posons aux responsables 100 questions sur le déroulement du vote selon un listing commun à toute la délégation.» 

Les relations entre États-Unis et Union européenne se sont détériorées en raison de la politique «America first», estime Gusty Graas. Selon lui, le président américain s'est laissé guider principalement par des considérations de politique intérieure. Mais le parlementaire luxembourgeois donne toutefois raison à Trump sur un point : la faiblesse de l'engagement des Etats occidentaux à participer au budget de l'OTAN. Alors que chacun d'eux s'est engagé à verser 2% de son PIB pour la cause de l'organisation de défense commune, les rentrées ne sont pas à la hauteur des promesses.


Offizielle Einweihungszeremonie A400M mit G.D. Henri, François Bausch und Armeechef Steve Thull  - Foto : Pierre Matgé/Luxemburger Wort
Bienvenue à bord de l'A400M
Commandé par le Luxembourg en 2003, l'avion a été officiellement présenté ce jeudi, au lendemain de son arrivée au Findel. L'occasion de découvrir l'intérieur d'un engin militaire qui aura coûté quelque 197 millions d'euros.

Si Joe Biden devait être élu, le député natif d'Ettelbruck espère qu'il fera machine arrière sur la politique climatique de son prédécesseur. Mais aussi que l'ancien vice-président d'Obama facilite les relations avec l'Iran et veille sur la situation au Moyen-Orient. «Même si Biden n'est pas un super-candidat, j'espère que cela changera.»  

Que ce soit Biden ou Trump, du point de vue du Luxembourg, il est essentiel pour Charles Goerens (DP) d'entretenir des relations «correctes» avec les États-Unis. Et le libéral de regretter que l'UE ait récemment négligé ses relations avec le grand frère américain. Cette campagne électorale a d'ailleurs témoigné de cet éloignement, nul politique européen majeur ne cherchant à dialoguer avec tel ou tel camp.

Eviter la moindre trace de crise constitutionnelle  

Ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn gardera un œil attentif sur les élections présidentielles US. Même avec la nécessaire retenue diplomatique, le socialiste rodé aux affaires internationales reconnait que Trump, durant le mandat entamé, en aura «divisé plus qu'il n'a rassemblé». Quant à une possible désignation de Joe Biden par les grands électeurs, Jean Asselborn se veut lucide : «Nous ne reviendrons pas en 2016». Mais, à ses yeux, la révocation de Trump pourrait avoir un effet positif de ce côté-ci de l'Atlantique : affaiblir la montée du populisme en Europe.


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Reste que le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères en poste depuis 2004 se montre très sceptique après les déclarations de Trump affirmant, déjà, qu'il pourrait refuser le résultat des élections. «Il faut espérer que des institutions telles que la Cour suprême soient suffisamment fortes pour éviter la moindre trace de crise constitutionnelle», indique-t-il.

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