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Suite à l'assaut de Saint-Denis: Deux morts et sept personnes interpellées
International 37 5 min. 18.11.2015 Cet article est archivé

Suite à l'assaut de Saint-Denis: Deux morts et sept personnes interpellées

International 37 5 min. 18.11.2015 Cet article est archivé

Suite à l'assaut de Saint-Denis: Deux morts et sept personnes interpellées

Des policiers lourdement armés ont mené un assaut mercredi sur un appartement de Saint-Denis, ciblant l'organisateur présumé des attentats du 13 novembre. L'opération a fait deux morts, dont une femme kamikaze. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

(AFP) - Des policiers lourdement armés ont mené un assaut mercredi sur un appartement de Saint-Denis, ciblant l'organisateur présumé des attentats du 13 novembre. L'opération a fait deux morts, dont une femme kamikaze. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lors de cette intervention, au cours de laquelle les forces de l'ordre ont essuyé des tirs nourris et qui a vu une femme déclencher son gilet explosif, une première en France.

Des vérifications sont en cours pour savoir si le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, qui serait l'inspirateur des attentats, se trouvait dans l'appartement ciblé.

Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam ne figurent pas parmi les huit gardés à vu, c'est tout ce que le procureur de l'Etat a pu confirmer pour l'instant. En clair, soit ils font partie des deux tués, soit ils courent encore. 

"Tout laisse à penser" que le groupe de personnes interpellées ou abattues mercredi matin lors d'un raid sur un appartement à Saint-Denis pouvait commettre un nouvel attentat, a déclaré le procureur François Molins.

Lors de l'opération, "une nouvelle équipe de terroristes a été neutralisée et tout laisse à penser que, au regard de leur armement, leur organisation structurée et leur détermination, ce commando pouvait passer à l'acte", a déclaré M. Molins lors d'une conférence de presse.

Pendant toute la durée de l'opération entamée avant l'aube et achevée en fin de matinée, le centre-ville de Saint-Denis a été bouclé et survolé par un hélicoptère, les 15.000 à 20.000 habitants de la zone priés de rester chez eux.

Les trois personnes interpellées mercredi matin lors de l'assaut mené contre un appartement de Saint-Denis, ainsi qu'un corps "criblé d'impacts" retrouvé dans les décombres n'ont pas encore été identifiés, a annoncé le procureur de Paris François Molins.

"Vers 4h45, le Raid est parvenu à interpeller trois individus, dont un était blessé par balle au bras. Ces trois hommes ont été immédiatement placés en garde à vue et leurs identités sont en cours de vérification", a-t-il ajouté. "Un corps criblé d'impacts" a également été découvert "dans les décombres de l'immeuble" mais son état "ne permet pas non plus à ce stade de l'identifier."

Alexia a entendu «des tirs à partir de 4h25, des "boum" comme des grenades puis des rafales intermittentes».

L'intervention avait pour but de dénicher Abaaoud, surnommé Abou Omar al-Baljiki (le Belge), membre de l'EI qui a revendiqué les attentats meurtriers qui ont fait 129 morts vendredi à Paris et Saint-Denis.

Grâce à «la téléphonie», aux «surveillances» et aux «témoignages», les policiers disposaient d'éléments laissant penser qu'il était «susceptible de se trouver» dans l'appartement visé, a expliqué le procureur de la République de Paris, François Molins.

Peu avant l'aube, les policiers d'élite du Raid ont donc investi cet appartement, à quelques encablures du Stade de France où trois kamikazes se sont fait exploser vendredi.

Six policiers blessés

En plus de la femme kamikaze, un homme a été retrouvé mort à l'issue de l'opération, atteint par des projectiles et des grenades.

Trois personnes ont été arrêtées dans l'appartement et placées en garde à vue. Deux autres personnes ont été interpellées «alors qu'elles étaient en train de se cacher dans les gravats», a précisé le procureur. Six policiers ont été légèrement blessés.

Enfin, deux personnes ont été arrêtées à proximité de l'appartement. Il s'agit d'un homme qui a dit à l'AFP avoir hébergé dans l'appartement ciblé deux personnes «qui venaient de Belgique», à la demande d'un ami, et d'une jeune femme. Les personnes tuées et arrêtées dans l'appartement sont en cours d'identification.

En plus d'Abdelhamid Abaaoud, les enquêteurs traquent Salah Abdeslam, 26 ans, soupçonné d'être l'un des tireurs qui ont mitraillé vendredi soir les terrasses de cafés et restaurants parisiens, avec son frère Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser. L'homme est activement recherché, notamment en Belgique, où les attaques ont été organisées selon les autorités françaises.

La police belge avait interrogé les deux frères

Le parquet fédéral belge a révélé mercredi que la police belge avait interrogé avant les attentats les deux frères Abdeslam, mais qu'ils «ne montraient pas de signe d'une possible menace».

Une vidéo accrédite par ailleurs l'existence d'un neuvième assaillant, qui pourrait être lui aussi en fuite à moins qu'il ne s'agisse d'un des deux complices présumés arrêtés samedi à Bruxelles et inculpés par la justice belge pour «attentat terroriste». Ces deux hommes, Mohammed Amri, 27 ans, et Hamza Attou, 20 ans, sont aussi soupçonnés d'avoir exfiltré Salah Abdeslam en Belgique après les tueries.

Les trois équipes coordonnées, qui ont fait 129 morts, désormais tous identifiés, et 352 blessés (221 encore hospitalisés, dont 57 en réanimation), auraient été composées au total de neuf hommes: trois kamikazes aux abords du Stade de France à Saint-Denis, trois autres au Bataclan et trois assaillants pour les terrasses de bars et restaurants.

Plusieurs terroristes déjà identifiés

Plusieurs ont déjà été identifiés, tous Français: Brahim Abdeslam (31 ans), Samy Amimour (28 ans), Bilal Hadfi (20 ans) et Omar Ismaïl Mostefaï (29 ans).

Les policiers ont aussi diffusé la photo d'un des kamikazes du Stade de France, pour obtenir des informations sur cet homme passé par la Grèce cet automne. On a retrouvé près de son cadavre un passeport syrien dont l'identité correspond à celle d'un soldat de Bachar al-Assad tué il y a plusieurs mois.

Autre individu dans le collimateur des enquêteurs: Fabien Clain, Français converti à l'islam et vétéran du jihadisme, qui a revendiqué au nom de l'EI dans un enregistrement les attaques parisiennes.


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