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Sept ans de prison pour un militant d'extrême droite
International 2 min. 02.08.2022
Attaque du Capitole

Sept ans de prison pour un militant d'extrême droite

Le 6 janvier 2021, une foule de manifestants était entrée de force au Capitole.
Attaque du Capitole

Sept ans de prison pour un militant d'extrême droite

Le 6 janvier 2021, une foule de manifestants était entrée de force au Capitole.
Photo: AFP
International 2 min. 02.08.2022
Attaque du Capitole

Sept ans de prison pour un militant d'extrême droite

Si la police a procédé à plus de 850 arrestations et que 330 des interpellés ont plaidé coupable, seule une grosse poignée a été jugée. Gary Reffitt, lui, a écopé de sept ans de prison.

(AFP) Un militant d'extrême droite a été condamné lundi à Washington à plus de sept ans de prison pour avoir participé à l'assaut sur le Capitole le 6 janvier 2021, la peine la plus lourde jamais prononcée à ce jour.


A video of former US President Donald Trump recording an address to the nation on January 7, 2021, is displayed on a screen during a hearing by the House Select Committee to investigate the January 6th attack on the US Capitol in the Cannon House Office Building in Washington, DC, on July 21, 2022. - The select House committee conducting the investigation of the Capitol riot is holding its eighth and final hearing, providing a detailed examination of former president Donald Trump's actions on January 6th. More than 850 people have been arrested in connection with the 2021 attack on Congress, which came after Trump delivered a fiery speech to his supporters near the White House falsely claiming that the election was "stolen." (Photo by SAUL LOEB / AFP)
Trump doit répondre de «ses actes devant la justice»
Donald Trump a «failli à son devoir» lors de l'assaut contre le Capitole et doit être tenu légalement responsable, ont déclaré jeudi, lors d'une audition en prime time, les élus qui enquêtent depuis un an sur l'attaque du 6 janvier 2021.

Guy Reffitt, 49 ans, membre du groupe «Three Percenters», avait été reconnu coupable en mars, notamment d'entrave au travail du Congrès et de la police, à l'issue du premier procès consacré à cette attaque. À la tête du premier groupe parti à l'attaque du siège du Congrès, il avait aidé à forcer les lignes policières, équipé selon les procureurs d'une arme de poing, d'un gilet pare-balles, d'un casque et de menottes en plastique.

Je ne suis pas entré, mais j'ai aidé à allumer l'incendie

Gary Reffitt

Après avoir reçu du gaz irritant, il avait battu en retraite, tandis que des centaines de partisans de Donald Trump semaient la violence et le chaos à l'intérieur du Capitole, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. «Je ne suis pas entré, mais j'ai aidé à allumer l'incendie», s'était ensuite vanté sur une vidéo cet employé de l'industrie pétrolière, originaire du Texas.

À son retour à Wylie, près de Dallas, il avait menacé ses deux enfants pour les empêcher de le dénoncer à la police. «Les traîtres, on les tue», avait-il déclaré sur une conversation enregistrée et transmise au FBI par son fils de 19 ans, Jackson. Lors du procès, l'accusation s'est appuyée sur de nombreuses vidéos le montrant, au premier rang, haranguer la foule et l'avait qualifié de «meneur». 

Jugeant que ses actes relèvent des lois fédérales sur le «terrorisme», les procureurs avaient ensuite réclamé une peine sévère de quinze ans de réclusion.  Ses avocats plaidaient pour deux ans de prison, soulignant qu'il n'était pas entré dans le Capitole et n'avait pas commis de violence.

La juge Dabney Friedrich a retenu une sentence intermédiaire de sept ans et trois mois de prison. Elle a qualifié ses actes «d'antithèse de la démocratie» mais a refusé de s'écarter trop des peines prononcées jusqu'ici, les plus lourdes étant de cinq ans et trois mois de prison.

Depuis l'assaut, plus de 850 personnes ont été arrêtées, 330 ont plaidé coupable et seules une dizaine ont été jugées lors de procès. Pour l'instant, une centaine de peines de prison ont été prononcées. 


L'assaut du Capitole apparaît de plus en plus prémédité
Alors que le procès en destitution de l'ex-président Donald Trump s'ouvre, les dépositions et témoignages rassemblés par la justice américaine laissent penser que l'attaque du 6 janvier dernier avait en réalité été préparée bien en amont.

En parallèle à ce volet judiciaire, une commission d'enquête parlementaire cherche à faire la lumière sur le rôle de l'ancien président Donald Trump dans l'attaque. Son rapport est attendu à l'automne.

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General view of the House Select Committee hearing to Investigate the January 6th Attack on the US Capitol, in the Cannon House Office Building on Capitol Hill in Washington, DC on June 9, 2022. (Photo by Jabin Botsford / POOL / AFP)