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Sauver Schengen: Etienne Schneider à Bruxelles: "Nous avons besoin de ce PNR"
International 2 min. 04.12.2015 Cet article est archivé

Sauver Schengen: Etienne Schneider à Bruxelles: "Nous avons besoin de ce PNR"

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maiziere, à gauche, son homologue français, Bernard Cazeneuve, le ministre luxembourgeois de la Sécurité intérieure, Etienne Schneider, et la ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, le 4 décembre à Burxelles

Sauver Schengen: Etienne Schneider à Bruxelles: "Nous avons besoin de ce PNR"

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maiziere, à gauche, son homologue français, Bernard Cazeneuve, le ministre luxembourgeois de la Sécurité intérieure, Etienne Schneider, et la ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, le 4 décembre à Burxelles
AFP
International 2 min. 04.12.2015 Cet article est archivé

Sauver Schengen: Etienne Schneider à Bruxelles: "Nous avons besoin de ce PNR"

Les Européens tentaient vendredi de débloquer le dossier du "PNR", outil pour mieux tracer les passagers aériens, tout en sauvant l'avenir menacé de la libre circulation dans l'espace Schengen.

(CR avec AFP) - Sur le front antiterroriste et migratoire, les Européens tentaient vendredi à Bruxelles de débloquer le dossier du "PNR", un outil pour mieux tracer les passagers aériens, tout en sauvant l'avenir menacé de la libre circulation dans l'espace Schengen.  

Le dossier du "PNR" (Passenger Name Record), registre de données devant permettre de mieux tracer les itinéraires aériens des apprentis terroristes, a monopolisé les débats de la matinée des ministres de l'Intérieur des pays de l'UE réunis à Bruxelles.

"Cela fait presque cinq ans que nous en parlons maintenant"

"Après ce qui s'est passé à Paris cette année, nous avons besoin de ce PNR", a insisté le ministre luxembourgeois Etienne Schneider. "Cela fait presque cinq ans que nous en parlons maintenant."

D'intenses négociations sont en cours au sein de l'UE entre le Conseil et le Parlement européen, ce dernier demandant des garanties sur la protection des données personnelles recueillies et des échanges automatiques de données entre les fichiers des Etats.

Un accord "à condition que chacun soit raisonnable"

"Nous sommes en position aujourd'hui d'obtenir un accord à condition que chacun soit raisonnable", a estimé vendredi le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Etienne Schneider
Etienne Schneider
AFP

"Nous avons trop attendu pour obtenir un accord sur le PNR, nous avons besoin d'un accord maintenant", a également insisté la ministre britannique Theresa May.

L'objectif des ministres est de parvenir vendredi à un "accord politique" alors que le dossier traîne depuis 2011.

Les données "PNR" désignent les différentes informations fournies par les passagers aux transporteurs aériens. L'objectif de leur recueil est de pouvoir identifier des personnes n'ayant pas de lien connu avec le terrorisme, mais dont l'analyse des données pourraient suggérer leur implication et déclencher des enquêtes.

Certains pays comme le Royaume-Uni ont déjà un PNR, et d'autres sont en train d'en mettre en place, mais il n'y a pas encore de coordination au niveau européen pour que ces registres puissent communiquer entre eux.

Objectif: sauver Schengen

Dans l'après-midi, les ministres devront se pencher sur un dossier encore plus épineux, lié à la crise migratoire, qui n'en finit pas d'ébranler l'unité de l'Europe.

La Grèce, principale porte d'entrée des migrants dans l'Union, est la cible de reproches croissants sur son incapacité à gérer la frontière extérieure de l'espace Schengen.

Plusieurs dirigeants européens ont exprimé publiquement leur crainte de voir remise en question la libre circulation dans cette zone, réalisation emblématique de l'UE.

Les frontières extérieures ne jouant plus leur rôle de filtres, des pays comme l'Allemagne et l'Autriche ont rétabli des contrôles provisoires à leurs frontières. Le code Schengen les y autorise, mais pour une durée maximale de six mois.

La présidence luxembourgeoise veut modifier le code

Face à une situation qui ne s'améliore pas, la présidence luxembourgeoise a donc mis sur la table des ministres une réflexion sur une possible prolongation jusqu'à deux ans.

"Ce n'est pas une suspension de Schengen dont il est question", a insisté une source diplomatique, "c'est une initiative pour s'assurer que des Etats ne vont pas vouloir sortir de l'espace Schengen" si la situation ne s'améliore pas en Grèce.


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