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Sarkozy mis en examen pour «association de malfaiteurs»
International 16.10.2020

Sarkozy mis en examen pour «association de malfaiteurs»

L'affaire du financement libyen refait surface alors que le nom de Sarkozy se murmurait de plus en plus pour une candidature à la présidentielle de 2022.

Sarkozy mis en examen pour «association de malfaiteurs»

L'affaire du financement libyen refait surface alors que le nom de Sarkozy se murmurait de plus en plus pour une candidature à la présidentielle de 2022.
Photo : AFP
International 16.10.2020

Sarkozy mis en examen pour «association de malfaiteurs»

L'ancien chef de l'Etat français se retrouve rattrapé par la justice dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle. L'affaire remonte à 2007.

(AFP) - Au terme de quatre jours d'audition de l'ancien président de la République, le Parquet national financier a confirmé vendredi la mise en examen de Nicolas Sarkozy. C'est la quatrième fois que l'homme politique se retrouve dans cette situation dans ce dossier. Celui qui a quitté l'Elysée en 2012 s'était déjà dit victime d'un «complot» après les mises en examen prononcées voilà deux ans. 

«Chacun voit bien qu'il s'agit d'une décision sans précédent en cohérence avec les investigation réalisées. La procédure suit son cours» a pour sa part réagi Me Vincent Brengarth, l'avocat de l'association anti-corruption Sherpa partie civile dans ce dossier. 

Le 31 janvier, les magistrats avaient mis en examen pour «association de malfaiteurs» l'un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, soupçonné d'avoir touché des fonds provenant du régime libyen de Kadhafi qui auraient pu alimenter la campagne du leader des Républicains de l'époque. L'ancien chef de l'Etat avait déjà été mis en examen en mars 2018 pour «corruption passive», «recel de détournement de fonds publics» et «financement illégal de campagne». Il avait également été placé sous contrôle judiciaire.


Claude Guéant
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Ancien premier flic de France, Claude Guéant répondait samedi pour le deuxième jour aux questions des policiers enquêtant sur les soupçons de financement par la Libye de Kadhafi de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

En 2016, l’homme d’affaires Ziad Takieddine – mis en examen dans cette affaire et en fuite depuis sa condamnation en juin dans le volet financier de l’affaire Karachi – avait affirmé avoir remis, entre la fin de 2006 et le début de 2007, 5 millions d’euros à M. Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant


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«Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'État libyen», assure M. Sarkozy.