Changer d'édition

«Renégocier l'accord de Brexit n'est pas réaliste»
International 06.11.2019

«Renégocier l'accord de Brexit n'est pas réaliste»

Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a promis qu'en cas de victoire aux élections du 12 décembre, il négocierait un nouvel accord de sortie avec l'UE

«Renégocier l'accord de Brexit n'est pas réaliste»

Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a promis qu'en cas de victoire aux élections du 12 décembre, il négocierait un nouvel accord de sortie avec l'UE
Photo: AFP
International 06.11.2019

«Renégocier l'accord de Brexit n'est pas réaliste»

Le président sortant de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a jugé mardi sur la BBC que la proposition du chef de l'opposition britannique, le travailliste Jeremy Corbyn, de négocier un nouvel accord de sortie de l'Union européenne n'était pas «réaliste».

(AFP). - Dans la perspective des législatives du 12 décembre au Royaume-Uni, déclenchées pour sortir le Brexit de l'impasse, le Premier ministre conservateur Boris Johnson fait campagne pour l'accord de sortie de l'UE qu'il a décroché le mois dernier à Bruxelles, espérant obtenir une majorité nette au Parlement pour pouvoir le mettre en œuvre.

Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn promet quant à lui qu'en cas de victoire, il négocierait un nouvel accord de sortie avec l'UE, qu'il soumettrait à un nouveau référendum avec comme alternative le maintien dans le bloc européen.

C'est une trop longue histoire qui doit avoir une fin

«Je ne serai plus en fonctions, ce sera à la prochaine Commission de décider si oui ou non il y a une marge de manœuvre pour un nouvel accord», mais «honnêtement, je ne pense pas que ce soit une approche réaliste», a déclaré Jean-Claude Juncker dans une interview à la BBC.

Reporté trois fois, le Brexit est désormais prévu au 31 janvier 2020. Selon Jean-Claude Juncker, le Royaume-Uni aura bien quitté l'UE à cette date: «C'est une trop longue histoire qui doit avoir une fin», a-t-il déclaré.


Jean-Claude Juncker,
«Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir»
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré mardi que l'Union européenne avait veillé à la mise en place d'un départ ordonné du Royaume-Uni, alors que l'UE restait suspendue à une ratification côté britannique.

Le départ de Jean-Claude Juncker de la tête de la Commission était prévu le 31 octobre, mais l'Allemande Ursula von der Leyen, qui doit lui succéder, a vu sa prise de fonction différée d'au moins un mois en raison des difficultés à former son équipe.    


Sur le même sujet

Les 27 s'accordent pour un report du Brexit
Les pays membres de l'Union européenne ont donné leur feu vert ce lundi pour accorder un différé de la date de sortie du Royaume-Uni jusqu'au 31 janvier 2020. Boris Johnson, de son côté, va à nouveau tenter de déclencher des élections anticipées.
EU and Union flags belonging to Brexit activists fly outside the Houses of Parliament in London on October 23, 2019. - British Prime Minister Boris Johnson could pivot towards a general election as the EU mulls granting a Brexit deadline extension on Wednesday, after a fresh twist to the divorce saga cast doubt over his hopes of leaving on October 31. In tense parliamentary votes on Tuesday, Johnson won initial backing for the divorce deal he agreed with the EU -- but MPs then rejected his timetable to rush it through parliament in a matter of days. (Photo by Tolga Akmen / AFP)
«Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir»
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré mardi que l'Union européenne avait veillé à la mise en place d'un départ ordonné du Royaume-Uni, alors que l'UE restait suspendue à une ratification côté britannique.
Jean-Claude Juncker,