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Rencontre tendue entre Berlusconi et la Ligue du Nord
International 2 min. 14.03.2012 Cet article est archivé

Rencontre tendue entre Berlusconi et la Ligue du Nord

Rencontre tendue entre Berlusconi et la Ligue du Nord

Photo: Reuters
International 2 min. 14.03.2012 Cet article est archivé

Rencontre tendue entre Berlusconi et la Ligue du Nord

Une rencontre tendue se tenait mardi dans la résidence romaine du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, avec ses alliés-clés de la Ligue du Nord pour définir des réformes, notamment sur les retraites, à présenter mercredi au sommet européen crucial à Bruxelles.

Une rencontre tendue se tenait mardi dans la résidence romaine du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, avec ses alliés-clés de la Ligue du Nord pour définir des réformes, notamment sur les retraites, à présenter mercredi au sommet européen crucial à Bruxelles.

Le ministre italien des Infrastructures, Altero Matteoli, a admis que les pourparlers internes à la majorité de droite étaient très difficiles, allant jusqu'à évoquer la possibilité d'une chute de l'exécutif dirigé par Silvio Berlusconi.

Le chef de la Ligue du nord, Umberto Bossi, qui ne participait pas à la rencontre, a lui parlé de «situation très périlleuse» et de «risque de crise» tout en admettant rester ouvert à des tractations.

«Je vais regarder les propositions qu'on me fera tout à l'heure», a-t-il assuré, même si un accord sur les retraites reste selon lui «très difficile».

Pas question pour M. Bossi d'augmenter de 65 à 67 ans l'âge de départ dans le cadre des «pensions de vieillesse», ni de toucher aux retraites à «l'ancienneté» qui permettent de partir à 60 ans avec 36 ans de cotisations et à n'importe quel âge à partir de 40 ans de cotisations.

Le système italien est basé sur ces deux types de retraites mais le système à l'ancienneté bénéficie en majeure partie aux salariés du nord industriel, où la Ligue a son fief électoral.

La réunion de la majorité de droite rassemblait à la fois M. Berlusconi, son dauphin désigné à la tête de son parti PDL, Angelino Alfano, deux puissants ministres de la Ligue du Nord, Roberto Calderoli et Roberto Maroni, et le ministre des Affaires sociales, Maurizio Sacconi.

«Il est indiscutable qu'un parti de la coalition (le Peuple de la Liberté, PDL, de Berlusconi) est favorable aux coupes dans les retraites et qu'un autre (la Ligue du Nord, allié crucial du PDL) y est opposé», a indiqué M. Matteoli.

«Si on aboutit à un accord, le Premier ministre le présentera mercredi à l'Europe», a encore indiqué M. Matteoli.

Lundi soir, un Conseil des ministres s'est terminé au bout de deux heures sans qu'aucune décision n'ait été prise concernant des demandes pressantes présentées dimanche à Bruxelles à l'Italie par ses partenaires européens.

L'Europe exige de l'Italie toute une série de réformes (des retraites, du marché du travail pour stimuler l'emploi, du cadre législatif pour faciliter les investissements) et un calendrier précis pour éviter qu'une propagation de la crise de la dette à ce pays qui souffre d'un manque de crédibilité sur les marchés, ne mette en péril l'ensemble de la zone euro.