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Quel avenir pour les eaux contaminées de Fukushima?
International 2 min. 24.12.2019 Cet article est archivé

Quel avenir pour les eaux contaminées de Fukushima?

A terme, les Japonais envisagent la destruction de la centrale nucléaire.

Quel avenir pour les eaux contaminées de Fukushima?

A terme, les Japonais envisagent la destruction de la centrale nucléaire.
Photo : AFP
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Quel avenir pour les eaux contaminées de Fukushima?

Le rejet dans l'environnement (mer ou air) des liquides de la centrale nucléaire de Fukushima semble devenir l'unique option restante. Des experts viennent en effet d'exclure le projet d'un stockage longue durée.

(AFP) - «L'option d'un simple stockage des eaux contaminées de la centrale nucléaire de Fukushima à long terme n'est plus envisagée», a déclaré un fonctionnaire d'Etat japonais. Et de préciser que l'ambition du gouvernement est de faire place nette à Fukushima : une fois les réacteurs démolis et le site nettoyé, il ne devra rien rester. Donc plus de citernes d'eau contenant encore au moins du tritium.  

Actuellement, une quantité massive d'eau contaminée reste stockée dans l'enceinte du site ravagé par le tsunami de mars 2011. Elle provient de la pluie, des nappes souterraines ou d'injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs entrés en fusion. Filtrée à plusieurs reprises, elle sera à terme débarrassée d'une grande quantité de radionucléides, sauf le tritium, considéré comme «moins dangereux» pour l'environnement et les êtres vivants. 


An official of the Tokyo Electric Power Co. measures radiation at H4 tank area where radioactive water leaked from a storage tank in August, at the Fukushima Dai-ichi nuclear power plant in Okuma, Fukushima Prefecture, Japan, Thursday, Nov. 7, 2013. Japanese regulators on Oct. 30 gave preliminary approved the removal of fuel rods from the cooling pool at the damaged Unit 4 reactor building considered the highest risk at the crippled nuclear plant. Removing the fuel rods is the first major step in a decommissioning process that is expected to last decades at the Fukushima plant, where three reactors melted down after the March 2011 earthquake and tsunami. (AP Photo/Kimimasa Mayama, Pool)
Le casse-tête des eaux radioactives de Fukushima
Entre les eaux ayant servi à résorber l'incendie et les eaux résiduelles des environs, les installations de l'ancienne centrale nucléaire peinent à assainir les millions de m3 contaminés. Et la solution d'un éventuel rejet en mer des liquides partiellement dépollués reste une hypothèse.

Le stockage durable, que recommandaient des organisations écologistes comme Greenpeace, n'étant plus d'actualité, restent trois options jugées les plus faisables, d'un point de vue technique et économique: la dilution en mer, l'évaporation dans l'air ou une combinaison des deux.

Des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), poussent depuis des années pour la dilution en mer. Mais ce n'est pas faisable pour le moment car, comme l'a reconnu la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), une grande partie de cette eau est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire. Tepco estime cependant que les citernes seront pleines en 2022.

Déjà des rejets en mer

Aucune décision finale ne devrait être prise avant les Jeux olympiques de Tokyo à l'été 2020, compte tenu du risque diplomatique. Une sous-commission gouvernementale chargée du dossier étudie ainsi non seulement les implications techniques, mais aussi les potentiels dégâts sur l'image du pays à l'étranger.

Le Japon devrait en effet rencontrer une forte opposition, qui s'exprime déjà, des pêcheurs et agriculteurs de la région, ainsi que des groupes de défense de l'environnement et de pays voisins, à commencer par la Corée du Sud. Séoul n'a pas digéré une précédente décision de rejeter en mer des paquets d'eau radioactive juste après l'accident de Fukushima, sans lui avoir demandé son avis. 


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