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«Que les travailleurs de l'UE gagnent leur vie décemment»
International 1 2 min. 28.10.2020 Cet article est archivé

«Que les travailleurs de l'UE gagnent leur vie décemment»

La proposition de directive sur les «salaires minimaux adéquats», présentée mercredi, doit désormais être débattue au Parlement européen et au Conseil. Une fois adopté, les Etats membres auront deux ans pour transposer le texte dans leur législation nationale.

«Que les travailleurs de l'UE gagnent leur vie décemment»

La proposition de directive sur les «salaires minimaux adéquats», présentée mercredi, doit désormais être débattue au Parlement européen et au Conseil. Une fois adopté, les Etats membres auront deux ans pour transposer le texte dans leur législation nationale.
Crédit: EU/Lukasz Kobus
International 1 2 min. 28.10.2020 Cet article est archivé

«Que les travailleurs de l'UE gagnent leur vie décemment»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Initiée en 2017, l'idée de mettre en place des «salaires minimaux adéquats» dans tous les Etats membres a été officiellement présentée ce mercredi par la Commission. Pour Nicolas Schmit, ce texte doit apporter une solution «au près de 10% de travailleurs qui vivent dans la pauvreté».

Permettre de «vivre dignement», quel que soit le pays de l'UE dans lequel les travailleurs se trouvent. Telle est l'idée principale de la directive proposée officiellement mercredi par la Commission européenne, dix mois après le lancement d'une large consultation publique. Défendu par Valdis Dombrovskis, vice-président en charge de l'euro et du dialogue social, et Nicolas Schmit, commissaire à l'Emploi et aux Droits sociaux, le texte ambitionne non seulement d'avoir «une incidence sociale bénéfique», mais aussi d'être «source d'avantages économiques à plus grande échelle». 


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Pour l'exécutif européen, l'instauration de «salaires minimaux adéquats» dans l'ensemble des pays de l'Union doit permettre de «réduire les inégalités salariales», «contribuer à soutenir la demande intérieure» et «renforcer les incitations au travail». Sans oublier de jouer un rôle dans la réduction «des écarts de rémunération entre hommes et femmes» ou bien encore la protection des employeurs «qui versent des salaires décents (...) en garantissant une concurrence loyale».

Concrètement, la proposition de la Commission n'oblige pas les Etats membres à créer un salaire social minimum légal s'il n'existe pas et ne fixe pas non plus un niveau commun, mais «établit un cadre relatif à des normes minimales» via des «critères clairs et stables». Accélérée par la crise, la présentation de cette directive doit notamment permettre la mise en place d'une reprise économique «durable et inclusive», puisqu'elle s'adresse notamment aux secteurs impactés de plein fouet par les conséquences de la pandémie. 


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Des secteurs «caractérisés par une proportion plus élevée de travailleurs à bas salaire», selon les termes du communiqué de la Commission. A savoir le nettoyage, le commerce de détail ou les soins de santé et de longue durée. «Près de 10 % des travailleurs de l'UE vivent dans la pauvreté. Cela ne peut plus durer», estime mercredi Nicolas Schmit qui réaffirme que «les personnes qui ont un emploi ne devraient pas avoir de mal à joindre les deux bouts». Pour ce faire, le commissaire luxembourgeois entend s'appuyer sur les négociations collectives «qui devraient être la norme de référence dans tous les Etats membres».

Pour mémoire, un système de salaire minimum social légal existe dans 21 pays de l'UE. Les six autres - Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie et Suède - disposent d'un système basé sur des conventions collectives. Si le Luxembourg apparaît comme le pays avec le niveau de salaire minimum le plus élevé, il figure dans le même temps comme l'un des Etats membres où le risque de pauvreté pour les salariés est le plus élevé, juste derrière la Roumanie.

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