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Quand la Russie préfère brûler son gaz que le livrer
International 07.09.2022
Guerre en Ukraine

Quand la Russie préfère brûler son gaz que le livrer

Le torchage de gaz naturel est «très mauvais pour l'environnement», rappelle Kadri Simson.
Guerre en Ukraine

Quand la Russie préfère brûler son gaz que le livrer

Le torchage de gaz naturel est «très mauvais pour l'environnement», rappelle Kadri Simson.
Photo: Shutterstock
International 07.09.2022
Guerre en Ukraine

Quand la Russie préfère brûler son gaz que le livrer

Après avoir suspendu la livraison de gaz à l’Union européenne (UE) par le gazoduc Nord Stream et à défaut d'autres marchés, le Kremlin torche du gaz à perte, car ses réservoirs sont pleins.

(ASdN/AFP) - C'est un véritable pied de nez de la Russie aux Européens. Alors que le Vieux Continent risque de faire face à un manque aigu de gaz cet hiver, la Russie «torche du gaz» à perte car «ses réservoirs sont pleins», a déploré mardi la commissaire européenne à l'Énergie, Kadri Simson.

Des flammes au-dessus du site de compression de Gazprom à Portovaya (Russie), le 28 juin 2022.
Des flammes au-dessus du site de compression de Gazprom à Portovaya (Russie), le 28 juin 2022.
Photo: Copernicus Sentinel/Sentinel Hub/Pierre Markuse

«Nos satellites ont enregistré des fuites de gaz et de torchage de gaz naturel», note-t-elle ainsi. En préférant brûler son gaz que le livrer à l'Europe, le Kremlin utilise le combustible comme une véritable «arme» de guerre, regrette-t-elle. 

À la recherche de nouveaux marchés

À la suite de la décision de l'Union européenne de se passer presque totalement de pétrole russe, la Russie a en effet coupé les vannes, mais ne dispose pas d'autres manières d'écouler ses stocks, rappelle Kadri Simson. «Ils n'ont pas d'autres gazoducs vers d'autres régions du monde». 

Le pays est ainsi à la recherche de nouveaux marchés. Un moyen de renflouer les caisses, bien qu'il soit prêt à «vendre ses produits pétroliers à prix cassés à ceux qui voudraient en acheter». 

Mais les membres du G7 ont annoncé vendredi un plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie, pour limiter les revenus engrangés par Moscou. «Nous ne voulons pas payer à un agresseur un prix indu», affirme la commissaire européenne à l'Énergie avant d'ajouter: «Notre message à l'Indonésie, mais aussi à l'Inde et à la Chine est que si vous voulez toujours acheter des produits pétroliers russes, nous proposons un plafonnement du prix».

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