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Province de Luxembourg (B): Campagne «gay friendly» pour 14 communes

Province de Luxembourg (B): Campagne «gay friendly» pour 14 communes

International 2 min. 20.02.2017

Province de Luxembourg (B): Campagne «gay friendly» pour 14 communes

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
14 des 44 communes de la province de Luxembourg en Belgique ont rejoint la campagne «gay friendly»

Par Nadia Lallemant

Les phénomènes de discrimination et de stigmatisation envers les lesbiennes, gays, bisexuel(les), et transgenres, sont encore bien présents aujourd’hui, en particulier en province de Luxembourg, où la densité de population est moindre.

A l'heure du premier bilan, dressé après un an à Vielsalm, commune partenaire, les différents intervenants ont souligné qu’il restait encore beaucoup à faire pour changer les mentalités. «Nous avons contacté les 44 communes de la province de Luxembourg pour les inviter à rejoindre la campagne », a précisé Marie-Ange Cornet, la directrice de la Maison Arc-en-Ciel.

« A la suite de ces contacts, 14 communes ont adhéré au projet. Ces relais de première ligne nous ont permis d’aller plus facilement à la rencontre des commerces, services et hébergements. »

Une première en Wallonie

La campagne « gay-friendly » est une première en Wallonie. Elle a été lancée en janvier 2016, à l’initiative de la Maison Arc-en-Ciel de Virton, avec le soutien du Centre d’Action Laïque et de la députée provinciale Nathalie Heyard. Elle se poursuit avec l’objectif de permettre à ces personnes de vivre ouvertement leur homosexualité ou leur identité de genre.

L’animateur de la Maison Arc-en-Ciel, a, jusqu’à présent, sillonné 12 communes dont 10 « gay-friendly ». Sur les 673 commerçants, gérants, responsables de services ou propriétaires d’hébergements rencontrés, 430 ont répondu favorablement.

66% ont placé un autocollant «gay friendly» en vitrine

«Environ 66 % des personnes rencontrées ont accepté d’apposer l’autocollant « gay-friendly » en vitrine tout en regrettant qu’une telle campagne soit nécessaire encore à notre époque », a souligné Stany Gentgen, animateur. «Les refus ont été motivés de diverses manières. Certains ont dit qu’ils préféraient rester neutres. D’autres, ont répondu qu’ils refusaient de soutenir cette communauté ou encore qu’ils risquaient de perdre, à cause de cet autocollant, une partie de leur clientèle. »

La Maison Arc-en-Ciel va poursuivre ses contacts avec l’objectif d’obtenir le soutien des 30 autres communes. Un objectif qu’elle espère atteindre d’ici le 17 mai prochain, journée mondiale de lutte contre l’homophobie. A cette occasion, elles pourront recevoir gratuitement un drapeau arc-en-ciel. 

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