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Priorité aux masques pour un élu belge débrouillard
International 3 min. 30.04.2020 Cet article est archivé

Priorité aux masques pour un élu belge débrouillard

Les employés communaux de Lincent préparent les envois de masques.

Priorité aux masques pour un élu belge débrouillard

Les employés communaux de Lincent préparent les envois de masques.
Photo: AFP
International 3 min. 30.04.2020 Cet article est archivé

Priorité aux masques pour un élu belge débrouillard

Alors que le déconfinement se profile en Belgique, la fourniture d' un masque de protection à chaque Belge pose toujours question. Le maire de Lincent a décidé de prendre les devants et d'approvisionner lui-même ses 3.500 administrés.

(AFP) -  Alors que tous les administrés ont reçu un masque de protection au Luxembourg, la promesse d'en fournir un à chaque Belge laisse sceptique à quatre jours du début du déconfinement en Belgique. 

Dans ce pays où le coronavirus a fait plus de 7.500 morts, le gouvernement a rendu obligatoire le port d'un masque couvrant la bouche et le nez dans les transports en commun, à compter du 4 mai. Cette date marque le début d'un déconfinement très progressif en plusieurs phases, qui reste conditionné par la limitation des hospitalisations liées à la pandémie, un chiffre en évolution positive actuellement. 


Les Belges vivront désormais masqués
Alors que la Belgique dénombre plus de 6.000 morts dues au coronavirus, le masque de protection est au cœur des étapes successives du déconfinement qui commencera le 4 mai. Il se portera dès l'âge de 12 ans.

Pour Yves Kinnard, bourgmestre de Lincent, ce 4 mai est «la date fatidique» à respecter pour fournir la population en masques, à ses yeux «une priorité» alors que les déplacements vont augmenter, certains travailleurs étant autorisés à reprendre leur activité. Deux éléments l'ont convaincu, «les conseils de nombreux experts médicaux» et la réactivité d'un village voisin qui a acheté ses propres masques et «nous a poussés à agir plus vite», explique l'élu wallon de 55 ans. 

Résultat: une commande de 3.500 unités est passée «dès le 10 avril» auprès d'une entreprise belge, YTS. Au prix de 4,20 euros l'unité, cela amputera d'environ 15.000 euros le budget communal. L'objectif est désormais de faire distribuer les masques dans les boîtes aux lettres avant le long weekend du 1er mai. 

Un défi logistique

Quitte à solliciter l'aide des élus en plus de celle du personnel communal, et même la voiture personnelle du bourgmestre pour charger la commande à Nivelles, à 65 km de là. «Lundi, j'ai pris ma voiture et je suis allé moi-même au dépôt pour enlever les différentes caisses (de masques) que j'ai amenées ici à la commune», raconte Yves Kinnard. 


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Une façon singulière de faire mentir les unes des journaux sur «la promesse sans stratégie» ou «le défi logistique de taille» que représente l'acheminement d'un masque chez chacun des 11,5 millions de Belges. Le 24 avril, en annonçant le déconfinement progressif, la Première ministre, Sophie Wilmès, a souligné que le gouvernement fédéral et les trois régions du pays «travaillaient ensemble afin de procurer gratuitement à chaque citoyen au moins une protection en tissu». 

Aucune échéance n'a été précisée ce qui a nourri le scepticisme, d'autant plus que le gouvernement s'est déjà heurté à nombre d'obstacles pour répondre à la demande de masques médicaux, entre les produits livrés non conformes ou les escroqueries sur certaines commandes. Dans ce contexte, les initiatives individuelles se sont multipliées en Belgique pour combler le vide.


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