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Près de 160.000 morts dans le monde
International 4 min. 19.04.2020 Cet article est archivé

Près de 160.000 morts dans le monde

 Les Etats-Unis restent le pays le plus touché avec au moins 38.664 morts et près de 750.000 personnes infectées.

Près de 160.000 morts dans le monde

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché avec au moins 38.664 morts et près de 750.000 personnes infectées.
Photo: AFP
International 4 min. 19.04.2020 Cet article est archivé

Près de 160.000 morts dans le monde

La pandémie de covid-19 a fait plus de 100.000 morts en Europe alors que le président des Etats-Unis a mis en garde samedi la Chine contre d'éventuelles conséquences» si elle était «sciemment responsable» de l'épidémie.

 (AFP) - Le bilan mondial des victimes du coronavirus, décompte réalisé samedi soir par l'AFP, à partir de données collectées auprès des autorités nationales compétentes et de l'OMS, a établi que depuis l'apparition de la maladie en décembre en Chine, au moins 157.539 personnes ont perdu la vie dans le monde, pour l'essentiel en Europe où le cap des 100.000 morts a été franchi.

Aux Etats-Unis, pays le plus touché tant en nombre de morts (au moins 38.664) que de cas (au moins 732.197), des manifestations hostiles aux mesures de confinement adoptées dans certains Etats, encouragées dans des messages postés sur Twitter par le président Donald Trump, ont eu lieu samedi au Texas, dans le Maryland et le New Hampshire. Pendant que plus de la moitié de l'humanité reste à domicile afin de limiter la propagation du covid-19, Donald Trump a ouvertement appelé à braver les règles de confinement.

Donald Trump s'en est par ailleurs de nouveau pris à la Chine, où est apparue la maladie, et qu'il accuse d'avoir «dissimulé» la gravité de la pandémie et de ne pas révéler le véritable décompte de ses morts. L'épidémie «aurait pu être arrêtée en Chine avant qu'elle ne commence et elle ne l'a pas été. Et maintenant, le monde entier souffre à cause de cela», a-t-il déclaré samedi, lors de sa conférence de presse quotidienne à la Maison Blanche.

Et il a mis la Chine en garde: «S'ils étaient sciemment responsables, oui, alors il devrait y avoir des conséquences», a-t-il souligné. De leur côté, le président français Emmanuel Macron et le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, ont eux aussi mis en doute la transparence de Pékin.

Défi sanitaire et économique

Avec 1.891 morts lors des dernières 24 heures et 38.664 décès au total, selon l'université Johns Hopkins dont le comptage fait autorité, les Etats-Unis sont devenus le pays le plus durement touché par la pandémie partie fin 2019 de Wuhan. Les dirigeants mondiaux font face à un double défi sanitaire et économique: une récession sans précédent depuis 1929 menace, a prévenu le Fonds monétaire international (FMI).

Touchés de plein fouet en l'absence de dispositifs de protection sociale, des millions d'Américains sont contraints de se tourner vers les banques alimentaires. Par ailleurs, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a  indiqué samedi que son pays et les Etats-Unis avaient décidé de maintenir close pendant un mois supplémentaire leur frontière commune, fermée depuis plus de trois semaines.

Avec plus de 190 pays et territoires touchés, la pandémie a gagné l'ensemble de la planète. La barre des 1.000 morts officiellement recensés a été franchie en Afrique, dont les trois quarts en Algérie, en Egypte, au Maroc et en Afrique du Sud. Or il manque toujours 44 milliards de dollars pour financer la lutte immédiate contre la crise sanitaire et économique en Afrique, ont estimé la Banque mondiale et le FMI. 

Au Brésil, la situation sanitaire apparaît particulièrement préoccupante dans les favelas. Le président brésilien a cependant répété son opposition au confinement. «Il ne faut pas se débiner face à ce virus, il faut l'affronter la tête haute, Dieu est avec nous», a lancé Jair Bolsonaro samedi à l'attention de croyants qui manifestaient contre l'avortement devant le palais présidentiel à Brasilia.

Déconfinement prudent en Europe

En Europe, quelques pays se sont engagés dans la voie d'un prudent déconfinement comme le Luxembourg, l'Autriche ou le Danemark. Berlin a jugé la pandémie désormais «sous contrôle» en Allemagne, qui apparaît comme le grand Etat européen à avoir le mieux géré la crise (moins de 4.000 morts), grâce notamment à un large recours aux tests.

Le pays compte rouvrir prochainement ses magasins, et à partir du 4 mai écoles et lycées. Il fabriquera à partir d'août quelque 50 millions de masques par semaine, selon les autorités. Mais pour l'OMS, la pandémie est loin d'être jugulée, avec des «chiffres constants ou accrus» dans l'est de l'Europe et au Royaume-Uni, où le gouvernement a décidé de prolonger le confinement pour au moins trois semaines.

En Espagne, les autorités ont annoncé samedi la prolongation jusqu'au 9 mai des mesures strictes de confinement. Après les Etats-Unis, l'Italie (23.227 morts), l'Espagne (20.043), la France (19.323) et le Royaume-Uni (15.464) sont les pays les plus durement frappés. Les statistiques britanniques n'incluent pas les morts en maisons de retraite, estimés à 7.500.

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