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«Prenez soin de l'Europe, combattez les nationalismes»
International 2 min. 22.10.2019 Cet article est archivé

«Prenez soin de l'Europe, combattez les nationalismes»

Jean-Claude Juncker a rappelé son attachement à l'Europe.

«Prenez soin de l'Europe, combattez les nationalismes»

Jean-Claude Juncker a rappelé son attachement à l'Europe.
Photo: dpa
International 2 min. 22.10.2019 Cet article est archivé

«Prenez soin de l'Europe, combattez les nationalismes»

Jean-Claude Juncker a demandé mardi aux eurodéputés d'avoir une attention particulière envers l'Europe lors d'un discours bilan de son mandat à quelques semaines de son départ de la présidence de la Commission européenne.

(AFP) - «Prenez soin de l'Europe, et combattez de toutes vos forces les nationalismes stupides et bornés. Vive l'Europe!», a-t-il lancé ce mardi en conclusion de son discours dans l'hémicycle de Strasbourg.

Le chef de l'exécutif européen, qui prendra sa retraite de la vie politique lorsqu'il quittera la Commission, était invité à présenter un bilan de cinq années d'un mandat marqué par les crises: économies en berne, dette grecque, dossier migratoire...

L'union bancaire recalée

A son entrée en fonction en 2014, «l'Europe était fragilisée», «mal-aimée», «en panne», ce qui l'avait amené à qualifier son équipe de «Commission de la dernière chance», s'est remémoré Jean-Claude Juncker.


Jean-Claude Juncker,
«Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir»
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré mardi que l'Union européenne avait veillé à la mise en place d'un départ ordonné du Royaume-Uni, alors que l'UE restait suspendue à une ratification côté britannique.

Il a reconnu des «échecs»: le dossier de la réunification de Chypre, celui des négociations avec la Suisse, mais surtout n'avoir pas «réussi à faire l'union bancaire», échec dont il tient pour responsables les Etats membres qui n'ont pas réussi à s'entendre. 

«Parmi ce qu'il faut faire, il y a l'ardente obligation qui devrait être la nôtre de mettre en place un système de garantie de dépôt», a-t-il martelé. Il s'est aussi félicité de ses «réussites», notamment en matière sociale avec la directive sur les travailleurs détachés.

Sauvetage de la zone euro

Il est également revenu sur le sauvetage financier de la Grèce, qui l'a marqué. «Nombreux étaient les gouvernements qui ne voulaient pas que la Commission s'en occupe. Je me rappellerai toujours les coups de téléphone de nombreux Premiers ministres qui m'ont dit "Occupe-toi de tes affaires"», a-t-il rapporté.

«J'avais cette conviction naïve mais juste que nous devions respecter les traités, et le traité dit que la Commission est en charge de l'intérêt général de l'Europe. Il était de l'intérêt général d'éviter la décomposition de la zone euro, et donc nous avons eu raison de faire ce que nous avons fait», a-t-il expliqué.

Sur le dossier des réfugiés, «succès ou non, le bilan est mieux qu'on ne le penserait», a-t-il estimé, avançant là encore qu'il aurait pu être encore meilleur si les Etats avaient suivi les recommandations de la Commission.

L'Allemande Ursula von der Leyen, qui doit succéder au Luxembourgeois, vétéran des combats de la politique européenne menés depuis plusieurs décennies, a vu sa prise de fonction, prévue le 1er novembre, différée d'au moins un mois en raison des difficultés à former son équipe.    


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