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Première interview en tant que président: Trump renoncera à son salaire de président
International 1 4 min. 14.11.2016 Cet article est archivé

Première interview en tant que président: Trump renoncera à son salaire de président

International 1 4 min. 14.11.2016 Cet article est archivé

Première interview en tant que président: Trump renoncera à son salaire de président

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Donald Trump va renoncer à percevoir les quelque 400.000 dollars de salaire annuel dévolus au président des Etats-Unis, a-t-il indiqué lors d'un entretien à la chaîne CBS, diffusé dimanche.

(AFP) - Donald Trump va renoncer à percevoir les quelque 400.000 dollars de salaire annuel dévolus au président des Etats-Unis, a-t-il indiqué lors d'un entretien à la chaîne CBS, diffusé dimanche.

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Le président élu, dont la fortune personnelle a été estimée, début octobre, à 3,7 milliards de dollars par le magazine Forbes, a expliqué qu'il ne percevrait que le dollar symbolique auquel l'oblige la loi.

Ferme sur l'avortement et les armes

Au cours de l'entretien Donald Trump a cherché à calmer les tensions qui traversent le pays depuis son élection. «N'ayez pas peur. Nous allons rétablir notre pays», a-t-il lancé aux milliers de manifestants qui le défient quotidiennement dans plusieurs villes des Etats-Unis.

Il a également condamné des actes de violence et de harcèlement contre des minorités (musulmans, noirs ou hispaniques) qui, selon l'opposition démocrate et des associations, se seraient multipliés depuis son élection.

«Je suis si triste d'entendre cela. Et je dis: arrêtez cela. Si cela peut aider, je le dis et je le dis face à la caméra: arrêtez cela».

Lors de cet entretien télévisé, accordé chez lui à New York (nord-est), le président élu a confirmé qu'il nommerait à la cour suprême des juges anti-avortement et favorables au port d'armes à feu.

«Voici ce qui va se passer. Je suis pro-life (anti-avortement) et les juges seront pro-life», a-t-il dit.

«Ils vont être très favorables au Deuxième amendement» de la Constitution, qui fait du port d'armes un droit pour chaque citoyen américain, a-t-il ajouté.

Donald Trump va devoir nommer un juge à la Cour suprême car un siège est actuellement vacant. Mais il pourrait procéder au cours de son mandat à d'autres nominations en cas de décès ou de départ en retraite d'autres juges. La Cour suprême, dont le pouvoir sur les questions de société est déterminant, pourrait ainsi prendre une coloration très conservatrice.

Concernant l'avortement, Donald Trump estime que le dernier mot devrait revenir aux Etats qui devraient pouvoir chacun choisir sa législation.

Il accepte le mariage gay

En revanche, le président républicain n'a pas l'intention d'oeuvrer à une remise en cause du mariage homosexuel. Il a rappelé que la Cour suprême avait statué sur le sujet. «C'est la loi (...) Cela me convient», a-t-il dit. Dans une décision de juin 2015, la Cour suprême avait affirmé le droit au mariage pour les personnes de même sexe.

Elu sur un programme populiste de rejet des élites, Donald Trump a annoncé au cours de cette interview qu'il renonçait à sa rémunération de président, qui se monte à environ 400.000 dollars par an.

«Non, je ne vais pas prendre ce salaire. Je ne le prends pas», a dit l'homme d'affaires. Il devrait donc percevoir un dollar symbolique comme l'exige la loi, a-t-il ajouté.

Au cours de cet entretien, dont des extraits ont été distillés tout au long du week-end, Donald Trump a en outre annoncé son intention d'expulser jusqu'à 3 millions de clandestins. Il y montre également une certaine flexibilité sur «Obamacare», la loi qui permet à tous les Américains d'avoir une assurance santé mais dont le fonctionnement est très critiqué.

Un mur à la frontière mexicaine

Donald Trump a réaffirmé qu'il bâtirait bien «un mur» à la frontière avec le Mexique pour limiter l'immigration clandestine, mais qu'il pourrait être constitué aussi bien de béton que de «clôtures».

Lors de cette première interview télévisée depuis son élection mardi, il a montré une certaine flexibilité sur «Obamacare», la loi emblématique du mandat de son prédécesseur qui permet à tous les Américains d'avoir une assurance santé mais dont le fonctionnement est très critiqué. Elle pourrait être amendée, et non simplement abrogée.

Après plusieurs jours de larges consultations, enfermé dans la Trump Tower à New York, Donald Trump a entamé le bal des nominations de sa future administration.

Il a désigné le président du parti républicain Reince Priebus comme secrétaire général de la Maison-Blanche. Il s'agit d'un homme politique expérimenté qui orchestrera toute l'administration du nouveau dirigeant populiste et servira de lien avec les élus et le parti, sorti divisé de la campagne.

Mais il s'est aussi adjoint un «haut conseiller et chef de la stratégie» en la personne de Stephen Bannon, son directeur général de campagne, patron du site d'informations ultra-conservateur Breitbart News, qui entretient des liens avec des mouvements d'extrême droite européens.

Dans le communiqué annonçant sa nomination dimanche, M. Priebus indique qu'il va «travailler à créer une économie qui marche pour tout le monde, à sécuriser nos frontières, à abroger et remplacer (la réforme de l'assurance santé) Obamacare et à détruire le terrorisme radical islamique».

Le futur chef d'orchestre de la Maison-Blanche adopte ainsi une ligne plus dure que Donald Trump sur «Obamacare», qui a permis à 22 millions d'Américains supplémentaires d'avoir une couverture médicale.


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