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Poutine prêt à gouverner jusqu'en 2036
International 2 min. 05.04.2021

Poutine prêt à gouverner jusqu'en 2036

A 68 ans, le président russe est prêt à repartir pour deux mandats supplémentaires.

Poutine prêt à gouverner jusqu'en 2036

A 68 ans, le président russe est prêt à repartir pour deux mandats supplémentaires.
Photo : AFP
International 2 min. 05.04.2021

Poutine prêt à gouverner jusqu'en 2036

Le président russe, 68 ans, a signé lundi la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin pour les quinze prochaines années.

(AFP) - Adoptée l'été dernier par un référendum constitutionnel, votée en mars par le Parlement russe, la loi permettant au président russe d'être (à nouveau) candidat à sa propre succession a été officialisée lundi. Vladimir Poutine, aux commandes de la Russie depuis l'an 2000, aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024.


TOPSHOT - Russian President Vladimir Putin shows his passport to a member of a local electoral commission as he arrives to cast his ballot in a nationwide vote on constitutional reforms at a polling station in Moscow on July 1, 2020. (Photo by Alexei Druzhinin / SPUTNIK / AFP)
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Mais si la législation russe n'autorisait jusqu'à présent pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs, le texte promulgué indique que «cette restriction ne s'applique pas à ceux qui occupaient le poste de chef de l'État avant l'entrée en vigueur des amendements à la Constitution».

Ce n'est pas la première fois que M. Poutine atteignait la limite de deux mandats. En 2008 déjà, il avait pris le poste de Premier ministre et laissé le Kremlin à son dernier chef de gouvernement Dmitri Medvedev. Après cet intermède de quatre ans, il avait été réélu président en 2012.

La révision constitutionnelle votée à l'été 2020 introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président : foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique , ainsi qu'une immunité à vie garantie aux présidents russes.

L'opposant Alexeï Navalny, désormais incarcéré, avait qualifié ce référendum d'«énorme mensonge» et l'ONG Golos, spécialisée dans l'observation des élections, a dénoncé une atteinte «sans précédent» à la souveraineté du peuple russe. 

Etalé sur une semaine en raison de la pandémie de coronavirus, le vote dont l'issue ne faisait aucun doute s'était conclu sur une victoire du «oui» à 77,92% et une participation de 65%, selon les chiffres officiels.


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