Philippe Richert démissionne de la région Grand Est
Philippe Richert démissionne de la région Grand Est
(AFP/AF) - L'ancien ministre Philippe Richert (LR) a annoncé samedi qu'il quittait la présidence de la région Grand Est, ainsi que celle de l'association des présidents de régions, au cours d'une conférence de presse à Strasbourg.
«J'ai décidé de ne pas aller au bout de mon mandat», a expliqué M. Richert, 64 ans.
«Je me retire totalement du Conseil régional et de toutes mes fonctions électives, notamment la présidence de Régions de France», actuellement en conflit financier avec le gouvernement, a-t-il dit devant la presse.
«Je resterai en retrait (de la politique, NDLR)», a-t-il ajouté.
M. Richert avait accédé en janvier 2016 à la tête de la région Grand Est (née de la fusion de l'Alsace, de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne).
Selon la presse régionale, M. Richert, était las, voire «blessé», ces derniers temps par les offensives répétées d'un certain nombre de responsables politiques alsaciens prônant le retour à une région Alsace dans ses limites d'avant la réforme de 2015.
La décision du gouvernement d'amputer les crédits des régions de 450 millions d'euros - qui a conduit les présidents des exécutifs régionaux, de gauche comme de droite, à claquer jeudi à Orléans la porte de la Conférence des territoires -, explique également en partie sa volonté de se retirer.
Avant d'accéder en janvier 2016 à la tête de la région Grand Est, M. Richert avait été président de la région Alsace de 2010 à 2015. Il était alors le seul président de région de droite.
Il a également été ministre des Collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy, de novembre 2010 à mai 2012.
Auparavant, il avait été sénateur (1992-2010) et président du conseil départemental (alors général) du Bas-Rhin (1998-2008).
«Evidemment, il y a de l'émotion. On ne tourne pas une page de 35 années, sans que cela ne laisse quelques traces», a souligné M. Richert devant les journalistes.
«Lors de ma cérémonie des voeux en janvier 2017, j'avais indiqué que je ne me représenterais à aucune élection», a-t-il rappelé.
«J'avais pris l'engagement que je saurais me souvenir qu'il y a des limites à l'exercice d'un mandat», a-t-il souligné.
En attendant les prochaines élections, c'est Jean-Luc Bohl, jusqu'alors vice-président, qui assurera la fonction de président par intérim, peut-on lire sur le fil Twitter de la région Grand Est:
Les prochaines élections se tiendront dans un mois, lors de la prochaine assemblée.
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