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«Petite appréhension» et «hâte» de retrouver les copains
International 3 min. 04.09.2017 Cet article est archivé
C'est la rentrée en France

«Petite appréhension» et «hâte» de retrouver les copains

Deux enfants rentrent à l'école primaire, accompagnés de leur maman, à Corbeil-Essones, en région parisienne.
C'est la rentrée en France

«Petite appréhension» et «hâte» de retrouver les copains

Deux enfants rentrent à l'école primaire, accompagnés de leur maman, à Corbeil-Essones, en région parisienne.
AFP
International 3 min. 04.09.2017 Cet article est archivé
C'est la rentrée en France

«Petite appréhension» et «hâte» de retrouver les copains

Les vacances sont bel et bien finies pour les 12,4 millions d'élèves français, qui font lundi une rentrée marquée par des effectifs réduits dans les CP des quartiers défavorisés et le retour à la semaine de quatre jours dans un tiers des écoles.

(AFP) - Les vacances sont bel et bien finies pour les 12,4 millions d'élèves français, qui font lundi une rentrée marquée par des effectifs réduits dans les CP des quartiers défavorisés et le retour à la semaine de quatre jours dans un tiers des écoles.

Les jeunes seront accueillis par des fanfares, chorales ou groupes musicaux dans les écoles, collèges et lycées volontaires, une initiative du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer dont les mesures prises depuis sa nomination marquent une nette inflexion avec les réformes du précédent gouvernement.

Et comme chaque année, les sentiments sont... contrastés chez les élèves. «J'ai hâte de retrouver toutes mes copines et de découvrir ma nouvelle maîtresse», s'enthousiasme Salomé, 10 ans, peu avant son entrée en CM2 dans une école parisienne. Son petit frère, Max, lui, aurait «bien aimé que les vacances durent une semaine de plus». «Ou même un jour», murmure l'enfant de 8 ans, qui «aime les maths mais pas les dictées».

Côté enseignants, plus de 880.000 ont déjà fait leur prérentrée vendredi, en retrouvant leurs équipes. «Même avec de l'expérience, il y a toujours une petite appréhension» le jour J, confie Laetitia, professeur en maternelle, qui effectue sa 16e rentrée.

«Beaucoup de choses se jouent le premier jour avec les enfants: il faut savoir les rassurer en créant un cadre bienveillant mais aussi instaurer son autorité», résume-t-elle.

Mesure-phare de la rentrée pour lutter contre les inégalités sociales, 2.500 classes de CP dans les quartiers très défavorisés (REP+) vont mettre en oeuvre le dédoublement des classes, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Dans 86% des cas, les classes compteront au maximum une douzaine d'élèves. Dans les 14% restant, il y a aura deux maîtres dans la salle de classe.

Emmanuel Macron se rend d'ailleurs lundi à l'école Louis-Houpert de Forbach (Moselle), pour rencontrer deux classes de CP dédoublées, ainsi qu'une classe qui accueille des élèves handicapés.

Des rentrées reportées 

De nombreux enseignants pensent que le dispositif leur permettra effectivement d'appliquer une pédagogie adaptée aux besoins de chacun. Mais certains regrettent que la mesure se fasse au détriment d'un autre dispositif, le «plus de maîtres que de classes» (un professeur en plus dans une école), pas encore évalué.

Dans certaines écoles, la rentrée s'annonce difficile: «Comme il n'y a pas de salles pour tout le monde, je vais devoir m'occuper de mes CP dans la même salle qu'une collègue, ce qui fera quarante élèves et deux profs ensemble», a expliqué à l'AFP Marie, enseignante en Guyane.

L'autre grande nouveauté est le retour à la semaine de quatre jours pour un tiers des écoles.

C'est notamment le cas à Nice, où «98% des conseils d'école étaient pour», selon le maire de la ville, Christian Estrosi, opposé depuis le début à la semaine de quatre jours et demi instaurée sous le quinquennat de François Hollande.

«Dans de nombreux cas, les parents ont été mis devant le fait accompli», assure Liliana Moyano, la présidente de la FCPE, première fédération de parents d'élèves. Elle redoute que des familles découvrent à la rentrée seulement les difficultés que pourraient engendrer ces nouveaux changements.

Les syndicats et parents d'élèves s'inquiètent aussi de la baisse annoncée des contrats aidés auxquels l'Education nationale a largement recours. Quelque 23.000 emplois supprimés étaient dédiés notamment à l'assistance des directeurs d'école.

Confrontées à des difficultés d'organisation, plusieurs municipalités, en métropole et outremer (Réunion et Guyane), ont décidé ou menacé de reporter momentanément la rentrée scolaire.

Les enfants de Valorbiquet, une petite commune du Calvados qui avait prévu de repousser sa rentrée, vont finalement pouvoir franchir les portes de l'école dès ce lundi, «après de nombreux contacts avec les services de l'Etat», selon la maire.

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