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«Nous ne sommes pas à la recherche de la nouvelle star»
International 5 2 min. 02.07.2019 Cet article est archivé

«Nous ne sommes pas à la recherche de la nouvelle star»

«Nous ne sommes pas à la recherche de la nouvelle star»

Photo: AFP
International 5 2 min. 02.07.2019 Cet article est archivé

«Nous ne sommes pas à la recherche de la nouvelle star»

Au troisième jour du sommet européen exceptionnel consacré à la nomination des plus hauts responsables de l'UE, une solution semble émerger. Solution qui impliquerait trois femmes. Pour Xavier Bettel, la recherche «du consensus le plus large» fait figure de priorité.

(Jmh avec AFP et DPA) - Après des dizaines d'heures de négociations entre les 28 chefs d'État et de gouvernement pour trouver les noms à associer aux quatre postes clés de l'UE - président de la Commission, du Conseil, du Parlement, et Haut représentant pour les affaires étrangères -, la situation semble toujours bloquée ce mardi. 

En cause, l'opposition ferme de la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie à l'idée de placer le Néerlandais Franz Timmermans à la tête de la Commission, jugé par ces capitales comme ayant «une perception négative» de l'Est de l'Europe. Un veto auquel est venu s'ajouter celui de pays tels que l'Irlande, la Lettonie et la Croatie, se jugeant trop peu représentés.  Sous oublier les pressions exercées par le PPE (droite), principale force politique européenne, désireuse de voir son chef de file, l'Allemand Manfred Weber, prendre la tête de la Commission.


Luxembourg's Prime Minister Xavier Bettel (L) speaks to the press as he arrives for an European Council Summit at The Europa Building in Brussels, on June 30, 2019. - Deadlocked EU leaders meet for a rare weekend summit seeking to fill senior European positions and settle a battle that has split key allies France and Germany. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le casting idéal devrait être ficelé ce mardi
Après l'échec de leur nuit de marchandages, les 28 de l'UE doivent tomber d'accord mardi sur leur nouvelle équipe dirigeante, pour éviter de prêter le flanc aux attaques des populistes en offrant l'image d'une Europe sans gouvernail.

«Le PPE possède les clés [de la solution], j'espère qu'il mettra à jour ses positions», a indiqué mardi Xavier Bettel (DP), lors de son arrivée pour ce troisième jour du Conseil européen extraordinaire. Assurant que «nous ne sommes pas à la recherche de la nouvelle star», le Premier ministre luxembourgeois a estimé que «la chose la plus importante tient dans le fait de trouver le consensus le plus large possible» afin de «montrer à nos peuples respectifs que nous sommes capables de donner un élan pour les cinq prochaines années».

Xavier Bettel, lors du troisième jour du Conseil européen extraordinaire
Xavier Bettel, lors du troisième jour du Conseil européen extraordinaire
Photo: Union européenne

Selon plusieurs sources européennes, citées par l'Agence France Presse, une ébauche de solution semblerait se dessiner avec l'idée de donner la présidence de la Commission européenne à Ursula von der Leyen, actuelle ministre allemande de la Défense. Cette solution, qui n'en serait encore qu'à l'état d'option, permettrait d'ouvrir la voie à une Française, Christine Lagarde, pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Agée de 60 ans, Ursula von der Leyen a été plusieurs fois ministre et avait un temps été pressentie pour succéder à Mme Merkel. 

A côté du ticket von der Leyen/Lagarde, qui permettrait à la France et à l'Allemagne d'obtenir chacun un poste européen d'envergure, l'actuel Premier ministre libéral belge Charles Michel pourrait hériter de la présidence du Conseil européen. Le poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères serait confié au Slovaque Maros Sefcovic, un indépendant soutenu par les sociaux-démocrates, et la présidence du Parlement à la socialiste espagnole Iratxe Garcia.



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