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Metz-Luxembourg: Les frontaliers en colère: la SNCF promet du «mieux»
International 2 min. 13.12.2017

Metz-Luxembourg: Les frontaliers en colère: la SNCF promet du «mieux»

Les voyageurs ne disposent que de très peu de trains entre Metz et Luxembourg depuis maintenant une semaine.

Metz-Luxembourg: Les frontaliers en colère: la SNCF promet du «mieux»

Les voyageurs ne disposent que de très peu de trains entre Metz et Luxembourg depuis maintenant une semaine.
Sophie Wiessler
International 2 min. 13.12.2017

Metz-Luxembourg: Les frontaliers en colère: la SNCF promet du «mieux»

Cela fait maintenant une semaine que les frontaliers français se rendant au Luxembourg en train subissent des conditions de transport de plus en plus déplorables. La SNCF promet du "mieux" mais les milliers d'usagers grincent des dents.

Par Sophie Wiessler

Cela fait maintenant une semaine que les frontaliers français se rendant au Luxembourg en train subissent des conditions de transport de plus en plus déplorables.

La cause? L'agression, jeudi 7 décembre au soir, d'une contrôleuse à bord d'un train en gare d'Uckange. Depuis, ses collègues ont fait valoir leur droit de retrait et des dizaines de trains sont supprimés chaque jour.

Des retraits qui compromettent les voyages de milliers de frontaliers, condamnés à prendre des trains qui se font rares et arrivent donc très vite à saturation.

Mais cette situation n'est pas près de se résorber. Sophie Huraux, en charge de la communication SNCF nous a confirmé ce mercredi après-midi que les syndicats faisaient valoir leur "droit de retrait illimité jusqu'à l'arrestation de l'agresseur" de leur collègue.

«Mais ce droit de retrait n'est pas suivi par tout le monde. Certains ont déjà repris le travail», explique-t-elle. Mercredi et jeudi, ce sont donc 84 trains - sur les 111 que compte la ligne Metz-Luxembourg - qui circulent tout au long de la journée.

Du "mieux" par rapport à ce début de semaine où une soixantaine de trains seulement faisaient la navette entre les deux pays.

Mais impossible de prévoir au-delà d'une journée. Et impossible de dire quand ce droit de retrait va cesser puisque aucune caméra de surveillance n'a enregistré l'agression de la semaine passée et que l'assaillant est toujours recherché...

Les comptes Twitter des communautés d'usagers à l'arrêt

Malgré la compréhension de la situation par la plupart des voyageurs, cette "prise d'otage" subie depuis une semaine commence à faire sérieusement grincer des dents.

Ainsi, les comptes Twitter "Usagers TER Metz Lux" et "Avtermel" - qui s'occupaient de l'information ferroviaire jusqu'ici - très suivis sur les réseaux sociaux, ont décidé eux aussi de faire valoir "leur droit de retrait".

Excédés par les conditions de voyage, qui "se dégradent de jour en jour dans l'indifférence générale", ils ont décidé de ne plus twitter aucune information concernant le transport ferroviaire et appellent la SNCF à prendre ses responsabilités.

«Nous ne diffuserons plus aucune information sur le trafic et l'état de la circulation sur notre ligne. Nous mettons la SNCF et la région Grand Est face à leurs responsabilités et aux conséquences de leur incapacité à trouver des solutions à cette énième crise», glissent-ils dans un communiqué commun diffusé ce mercredi matin.

Une décision inédite, qui vise à souligner "l'exaspération" de milliers de frontaliers qui vont devoir encore prendre leur mal en patience pour retrouver des situations de transport - presque - normales.

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