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Merkel envisage toujours un «no-deal» sur le Brexit
International 01.07.2020 Cet article est archivé

Merkel envisage toujours un «no-deal» sur le Brexit

La chancelière Angela Merkel avait pu échanger sur le départ de l'UE du Royaume-Uni avec le président français, le 29 juin..

Merkel envisage toujours un «no-deal» sur le Brexit

La chancelière Angela Merkel avait pu échanger sur le départ de l'UE du Royaume-Uni avec le président français, le 29 juin..
Photo : AFP
International 01.07.2020 Cet article est archivé

Merkel envisage toujours un «no-deal» sur le Brexit

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé, mercredi, l'Union européenne à se préparer à une éventuelle absence d'accord dans les négociations en cours sur la future relation commerciale avec le Royaume-Uni.

(AFP) - Le feuilleton du Brexit compte bien des rebondissements. Et la chancelière allemande n'est pas la dernière à penser que la solution du «no-deal» sur le Brexit pourrait être un scénario possible. «Je continuerai à préconiser une bonne solution, mais nous, dans l'UE, devons et devrions nous préparer pour le cas où un accord ne serait pas conclu», a-t-elle ainsi déclaré devant la chambre des députés allemands, au premier jour de la présidence par l'Allemagne de l'Union européenne.

Le Royaume-Uni et l'Union européenne se sont lancés, lundi, dans cinq semaines d'intenses tractations sur leur relation post-Brexit, avec la volonté commune d'avancer enfin pour éviter justement ce «no deal» (potentiellement désastreux) en fin d'année. Le Royaume-Uni, qui a quitté l'UE le 31 janvier, continue d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre. Si aucun accord n'était négocié d'ici là, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires. 


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La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a coûté plus de 4,6 milliards d'euros aux contribuables britanniques, indiqué ce vendredi le National Audit Office (NAO).

 Le Royaume-Uni devra «assumer les conséquences» d'une relation économique moins forte avec l'UE à l'issue du processus du Brexit, avait mis en garde dès samedi Angela Merkel dans plusieurs journaux européens. «Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l'Europe en matière d'environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité», avait-elle notamment prévenu.


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