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Manfred Weber seul en lice pour prendre la tête du PPE
International 3 min. 30.05.2022
Chef de la droite européenne

Manfred Weber seul en lice pour prendre la tête du PPE

Manfred Weber, 49 ans, dirige le groupe du PPE depuis 2014.
Chef de la droite européenne

Manfred Weber seul en lice pour prendre la tête du PPE

Manfred Weber, 49 ans, dirige le groupe du PPE depuis 2014.
Photo: AFP
International 3 min. 30.05.2022
Chef de la droite européenne

Manfred Weber seul en lice pour prendre la tête du PPE

L'Allemand Manfred Weber est à ce stade le seul candidat pour succéder à Donald Tusk à la présidence du Parti populaire européen. L'élection aura lieu ce mardi 31 mai.

(AFP) - Le Parti populaire européen, droite pro-européenne, va élire mardi un nouveau président pour succéder au Polonais Donald Tusk et un seul candidat est en lice, l'Allemand Manfred Weber, avec l'ambition de rendre à la famille démocrate-chrétienne son influence.


European parliament's acting speaker, Maltese politician Roberta Metsola, adresses the European Parliament during a plenary session to elect its new president in Strasbourg on January 18, 2022. (Photo by PATRICK HERTZOG / AFP)
Roberta Metsola prend la tête du Parlement européen
La conservatrice maltaise Roberta Metsola a été élue présidente du Parlement européen ce mardi 18 janvier. Elle prend la suite de l'Italien David Sassoli.

Réunis en congrès mardi et mercredi à Rotterdam, les partis de la droite conservatrice sont en perte de vitesse et enchainent les défaites. L'élection présidentielle en France en mai a été un désastre pour le parti «Les Républicains» avec moins de 5% des suffrages pour leur candidate Valérie Pécresse, reconnaissent les responsables du PPE.

La famille a perdu son chef politique avec la retraite d'Angela Merkel et ses grandes composantes, la CDU allemande, le Partido Popular espagnol, Forza Italia et Les Républicains en France sont aujourd'hui dans l'opposition.

Le PPE ne compte plus que sept dirigeants sur 27 à la table du conseil européen qui réunit les Vingt-Sept (Grèce, Autriche, Chypre, Roumanie, Croatie, Lituanie, Lettonie) et s'il reste la première force au Parlement européen, il doit composer avec les socialistes et les libéraux de Renew.

«Rien ne peut se faire sans nous», insistent ses responsables. Mais le temps de la majorité en grande coalition avec les socialistes est passé.

Manfred Weber a fait tout sa carrière au Parlement européen

Originaire de Bavière, membre de la CSU bavaroise, parti frère de la CDU, élu député européen en 2004, Manfred Weber, 49 ans, dirige le groupe du PPE depuis 2014. L'homme est discret, sans grand charisme, et refuse d'apprendre le français, l'une des deux langues de travail des institutions.

Il a fait toute sa carrière au Parlement européen et n'a aucun contact avec les dirigeants de l'UE, contrairement à l'ancien Premier ministre Donald Tusk ou à son mentor, le Français Joseph Daul, qui avait l'oreille d'Angela Merkel.

Il se voyait prendre la présidence de la Commission européenne en 2019, mais le président français Emmanuel Macron a contrarié cette ambition et l'a publiquement humilié en jugeant qu'il n'avait «ni l'expérience ni l'autorité requises» pour diriger l'exécutif bruxellois. La présidence est revenue à sa compatriote Ursula von der Leyen.

Manfred Weber n'a pas renoncé. «Tout le monde tenait pour acquis qu'il briguerait la présidence du Parlement européen», a confié à l'AFP un de ses proches. Mais la décision de Donald Tusk de lâcher la présidence du PPE pour retourner en politique en Pologne lui a offert une nouvelle option.

Cumul des fonctions

Il se présente comme un modéré au sein de la CSU et un homme de compromis. Défenseur des valeurs européennes, il est dur sur l'immigration illégale, partisan de la fermeté vis-à-vis des candidats à l'adhésion et hostile à une UE trop dépensière, au nom des intérêts des contribuables.

Le départ de Fidesz du groupe du PPE en mars 2021 lui a ôté une épine du pied, mais le problème hongrois reste posé car s'il a été suspendu sine die depuis mars 2019, le parti de Viktor Orban n'a toujours pas été formellement exclu du parti.


ARCHIV - 15.06.2019, Luxemburg: Ein Schild mit der Aufschrift «Cour de Justice de l'union Européene» steht vor den Bürotürmen des Europäischen Gerichtshofs (EuGH) im Europaviertel auf dem Kirchberg. Ein neuer Mechanismus sieht vor, dass EU-Ländern Mittel aus dem Gemeinschaftsbudget gekürzt werden können, wenn wegen Rechtsstaatsverstößen Missbrauch droht. Die Regierungen in Ungarn und Polen haben dagegen geklagt. Kritiker werfen ihnen vor, die Justiz entgegen EU-Standards zu beeinflussen. Der Mechanismus war erst nach langen Diskussionen beschlossen worden. Er soll erst angewendet werden soll, wenn der EuGH entschieden hat. Ein EuGH-Gutachter hat empfohlen, die Klagen abzuweisen. Foto: Arne Immanuel Bänsch/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
La Cour de justice de l'UE valide un dispositif clé
La Cour de justice européenne basée à Luxembourg a déclaré légale une nouvelle réglementation visant à sanctionner les violations de l'État de droit dans l'UE.

Donald Tusk a tenté de l'obtenir pendant son mandat, mais son initiative a été bloquée par la CDU et ses alliés du PP espagnol.

Réélu à la tête du groupe, Manfred Weber a annoncé au PPE son intention de briguer la présidence et de «cumuler les deux fonctions afin de renforcer le lien entre le parti et le groupe au Parlement pour politiser le débat européen et peser au sein du Conseil européen», a expliqué un responsable du PPE. Il estime qu'avec la suspension du Fidesz, le cas Orban a été «réglé».

L'élection du président débutera mardi à 14h30 et le résultat sera proclamé à 20h00. Elle sera suivie par un sommet des chefs de gouvernements du PPE et des dirigeants des partis dans l'opposition dans leurs pays.

Membres de la famille, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et la présidente du Parlement européen Roberta Metsola doivent participer au congrès. Le parti désignera mercredi son secrétaire général, son trésorier et ses dix vice-présidents.


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Le règlement intérieur du Parlement européen envisage, en cas d'attitude offensante, de possibles sanctions.