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Malgré les «péripéties» du Brexit, «l'Europe continue»
International 2 min. 17.04.2019

Malgré les «péripéties» du Brexit, «l'Europe continue»

Malgré les «péripéties» du Brexit, «l'Europe continue»

AFP
International 2 min. 17.04.2019

Malgré les «péripéties» du Brexit, «l'Europe continue»

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé l'UE à aller de l'avant sans se laisser entraver par le Brexit, affirmant qu'il n'envisageait pas de report du départ britannique au-delà de la nouvelle date butoir du 31 octobre.

AFP - «Le Brexit, ce n'est pas l'avenir de l'UE», a dit le chef de l'exécutif européen devant les eurodéputés réunis en plénière à Strasbourg pour la dernière fois avant les élections européennes fin mai.

M. Juncker a évoqué les défis de l'Union dans les prochains mois, citant la conclusion d'accords commerciaux, la désignation des nouveaux dirigeants de ses institutions ou encore la discussion épineuse sur son budget pour la période 2021-2027.

Le 31 octobre restera la limite

«C'est plus important que les péripéties qui gravitent autour du Brexit. L'Europe continue», a-t-il lancé. Les dirigeants européens ont accepté la semaine dernière un nouveau report du départ britannique pouvant aller jusqu'au 31 octobre, alors qu'il était initialement prévu le 29 mars puis le 12 avril.


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S'il n'y a pas de ratification d'ici là du traité de retrait conclu entre l'UE et Londres, mais rejeté trois fois par les députés britanniques, «il y aura un Brexit dur», sans accord, a insisté M. Juncker.

«Le Royaume-Uni peut aussi décider de retirer sa demande de sortie, mais ce n'est pas ma piste de travail. Je n'envisage pas non plus que nous puissions aller au-delà de la date du 31 octobre», a-t-il ajouté.

Ne pas céder au fatalisme

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lui aussi estimé que le report accordé à Londres permettrait à l'Union de se concentrer «sur d'autres priorités», «comme le commerce avec les Etats-Unis ou la nouvelle direction de l'UE». Un point de vue partagé par le Premier ministre, Xavier Bettel.

Mais Donald Tusk n'a pas voulu exclure le scénario d'une remise en cause du Brexit. «En ce moment assez difficile de notre histoire, nous avons besoin de rêveurs et de rêves. Nous ne pouvons céder au fatalisme», a-t-il dit devant les eurodéputés.

Le Parlement européen, ce «pigeonnier»

L'UE, malgré sa lassitude face à l'indécision britannique, doit continuer à traiter du Brexit «avec un esprit ouvert et de manière civilisée», a-t-il dit. Il a notamment appelé à ce que le Royaume-Uni ne soit pas traité «comme un Etat membre de deuxième catégorie» pendant la durée du report accordé à Londres.

L'eurodéputé libéral, Guy Verhofstadt, a lui craint que le Parlement européen soit transformé en «pigeonnier» en raison du nouveau report du Brexit, avec «les uns qui entrent les autres qui sortent».

La participation du Royaume-Uni au prochain scrutin européen est en effet désormais probable. «Je crains que cela apporte le chaos du Brexit au sein de l'UE et influence les européennes», a dit l'ancien Premier ministre belge.

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