Changer d'édition

Londres ignore l'ultimatum de l'UE sur le Brexit
International 2 min. 03.11.2020 Cet article est archivé

Londres ignore l'ultimatum de l'UE sur le Brexit

Le négociateur, Michel Barnier, doit à nouveau faire face à l'opposition de Boris Johnson.

Londres ignore l'ultimatum de l'UE sur le Brexit

Le négociateur, Michel Barnier, doit à nouveau faire face à l'opposition de Boris Johnson.
Photo : AFP
International 2 min. 03.11.2020 Cet article est archivé

Londres ignore l'ultimatum de l'UE sur le Brexit

Pas question pour le Royaume-Uni de retirer une loi controversée sur la sortie du pays de l'Union européenne. Une conduite qui ne devrait pas affecter les négociations sur la future relation commerciale, entrées dans leur dernière ligne droite.

(AFP) - Deux pas en avant, un en arrière. Londres et l'UE continue à adopter ce ballet bien connu à Echternach. Ainsi, le Royaume-Uni avait-il un mois pour répondre à une mise en demeure de Bruxelles -envoyée le 1er octobre- lui demandant de retirer son projet de loi, qui revient en partie sur l'accord encadrant son départ de l'UE le 31 janvier. Mais «à ce jour, l'UE n'a reçu aucune réponse», a annoncé un porte-parole de l'exécutif européen.

Cependant, la volonté de l'UE semble être de ne pas laisser cette controverse compromettre les négociations commerciales a priori en bonne voie. Reculade, avancée : on connait la danse... Le projet de loi en question remet en cause certains engagements pris par le Royaume-Uni dans l'accord du Brexit, en particulier des dispositions pour éviter le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix. Approuvé fin septembre par les députés britanniques, le texte est toujours en cours d'examen à la chambre des Lords et un vote est attendu dans les prochaines semaines.


European Union's Brexit negotiator Michel Barnier waves after leaving a meeting in central London on October 9, 2020. (Photo by Tolga AKMEN / AFP)
Crispations autour d'un accord post-Brexit
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé mercredi soir qu'il déciderait de poursuivre ou non les difficiles négociations commerciales post-Brexit avec l'UE en fonction «des résultats» d'un sommet européen prévu jeudi et vendredi à Bruxelles.

Bruxelles espère que les dispositions problématiques seront supprimées en cas d'accord commercial, que les négociateurs espèrent conclure avant la mi-novembre. Trois sujets posent toujours problème: l'accès des Européens aux poissonneuses eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence, et la manière de régler les différends dans le futur accord. «Nous n'y sommes pas encore. Il reste beaucoup de travail devant nous», a affirmé le porte-parole de la Commission. Et «nous n'avons pas encore trouvé de solution sur la pêche», l'un des sujets les plus sensibles.

Le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, continue d'appliquer les normes européennes jusqu'à la fin de l'année. Londres et Bruxelles s'efforcent depuis de négocier un accord commercial qui entrerait en vigueur dès le 1er janvier 2021, afin d'éviter un départ sans accord potentiellement dévastateur pour l'économie.


Sur le même sujet

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont décidé dimanche de poursuivre les négociations commerciales post-Brexit, malgré les difficultés, afin d'éviter un no deal aux lourdes conséquences économiques.
Spätestens an diesem Sonntag, so wollen es beide Seiten, soll eine Entscheidung her.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a conditionné ce vendredi la poursuite des négociations commerciales à «un changement fondamental d'approche» de la part des Européens, malgré la menace d'un «no deal» le 1er janvier. Le fossé se creuse plus que jamais.
European and British flags.
L'UE et le Royaume-Uni ont entamé ce mardi une semaine décisive de négociations sur leur future relation commerciale, le jour même où la Chambre des Communes se prononce sur le très controversé projet de loi britannique qui revient en partie sur l'accord du Brexit.
ARCHIV - 07.01.2019, Großbritannien, London: Die Fahnen der EU (oben) und von Großbritannien wehen vor dem Parlament in Westminster. Angesichts ausbleibender Fortschritte in den Verhandlungen über ein Handelsabkommen nach der Brexit-Übergangsphase schlägt die europäische Wirtschaft Alarm. Am Dienstag (29.09.2020) soll die letzte offizielle Verhandlungsrunde zwischen London und Brüssel beginnen. Foto: Yui Mok/PA Wire/dpa +++ dpa-Bildfunk +++