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Lignes 162 et 165: Les frontaliers belges ne sont pas au bout de leurs peines
Selon les Amis du Rail, certains usagers envisagent de délaisser le train au profit de la voiture ou de la ligne de bus 222 qui monte directement au Kirchberg, sans problème de correspondance, avec de meilleurs horaires et un coût moindre, soit 50 euros au lieu de 80 avec le train.

Lignes 162 et 165: Les frontaliers belges ne sont pas au bout de leurs peines

Nadia Lallemand
Selon les Amis du Rail, certains usagers envisagent de délaisser le train au profit de la voiture ou de la ligne de bus 222 qui monte directement au Kirchberg, sans problème de correspondance, avec de meilleurs horaires et un coût moindre, soit 50 euros au lieu de 80 avec le train.
International 2 min. 11.12.2017

Lignes 162 et 165: Les frontaliers belges ne sont pas au bout de leurs peines

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Suite aux changements en terme de mobilité du côté luxembourgeois, des perturbations se font sentir en Belgique. Les Amis du Rail s’allient au Comité des Usagers du Grand-Duché pour trouver une solution.

Par Nadia Lallemant

Suite aux changements en terme de mobilité du côté luxembourgeois, des perturbations se font sentir en Belgique. Les Amis du Rail s’allient au Comité des Usagers du Grand-Duché pour trouver une solution.

Le plan de transport 2017-2020 de la Société Nationale des Chemins de fer belges est entré en vigueur dimanche.

L’ASBL Les Amis du Rail, groupement belge de défense des usagers, vient de dresser un premier bilan. S’il se réjouit des avancées obtenues pour les travailleurs belges frontaliers, comme la gratuité du parking en gare d’Arlon et la suppression de la taxe frontière qui entraîne une diminution du prix des abonnements, il constate encore certains soucis.

« Le premier souci de taille concerne la ligne 165 avec la suppression temporaire des trains directs Virton-Luxembourg, en principe jusque fin 2018 », souligne Michaël Jacquemin, porte-parole des Amis du Rail.

«Six trains ne pourront plus circuler suite une nouvelle fois au matériel Dosto des CFL qui n’est plus homologué pour circuler sur le réseau belge entre Athus et Rodange. Ainsi, à partir de ce lundi et jusqu'à fin mars , les navetteurs devront prendre un train belge de Virton jusqu'à Athus, ensuite un bus, avec horaire avancé de 15 minutes par rapport à celui prévu par le train, entre Athus et Rodange et enfin un train CFL entre Rodange et Luxembourg.

L'attractivité de la ligne va encore en pâtir, d’autant que les correspondances ne seront pas assurées en gare d'Athus. » Sur la ligne 162, une diminution de l’amplitude horaire est constatée. « L’avancement de l’horaire du retour pose problème », poursuit Michaël Jacquemin.

« Un salarié qui quitte son bureau à 16h30, doit reprendre le train au départ de Luxembourg à 17h10, car il est impossible de monter dans le train de 16h31 pour Libramont, sans changement en gare d'Arlon. Le problème se pose surtout pour les navetteurs qui doivent prendre une correspondance pour relier leur lieu de travail situé en dehors du centre gare de Luxembourg Ville. Les usagers qui quittaient le Kirchberg à 16h00 arrivaient tout juste à reprendre le train de 16h43. »

Selon les Amis du Rail, certains usagers envisagent de délaisser le train au profit de la voiture ou de la ligne de bus 222 qui monte directement au Kirchberg, sans problème de correspondance, avec de meilleurs horaires et un coût moindre, soit 50 euros au lieu de 80 avec le train. L’ASBL Les Amis du Rail a pris contact avec le Comité des Usagers du Grand-Duché de Luxembourg afin de lui expliquer les difficultés rencontrées par les usagers belges qui se rendent chaque jour en train au Luxembourg.

« Le responsable de ce comité nous a proposé de travailler ensemble », conclut Michaël Jacquemin. « Des réunions bilatérales seront organisées afin d’échanger sur les problèmes rencontrés des deux côtés de la frontière et tenter de trouver une solution. »

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