Changer d'édition

Les universités belges nagent dans le brouillard
International 3 min. 06.04.2020 Cet article est archivé

Les universités belges nagent dans le brouillard

Bon nombre de cours universitaires sont désormais proposés par vidéo. Mais quid des examens?

Les universités belges nagent dans le brouillard

Bon nombre de cours universitaires sont désormais proposés par vidéo. Mais quid des examens?
Photo: Shutterstock
International 3 min. 06.04.2020 Cet article est archivé

Les universités belges nagent dans le brouillard

Max HELLEFF
Max HELLEFF
L’année académique se terminera le 30 juin, mais d’ici là beaucoup de questions restent ouvertes.

De notre correspondant Max HELLEFF (Bruxelles) - Les universités belges resteront en principe fermées jusqu’au 30 juin prochain, confinement oblige. D’ici là, de nombreuses initiatives destinées à maintenir le contact entre l’alma mater et ses étudiants seront prises.

La dernière en date vient de l'UCLouvain Fucam Mons qui a imaginé une nouvelle formule d’études encadrées - #Réussite@home - alors que commence le blocus de Pâques. Pédagogues, professeurs et psychologues sont mis à contribution pour animer des classes virtuelles, coordonnées par un coach. L’approche y est globale : de l’étude bien sûr, des questions/réponses, mais aussi des pauses sportives ou culturelles, des séances de relaxation, des recettes de menus équilibrés, des moments de détente. Par vidéo…

Tout cela doit permettre à l’étudiant plus livré à lui-même que jamais de traverser les semaines qui viennent tout en se préparant aux examens.


Claude Meisch, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Un plan pour ne pas perdre une année scolaire
Après la décision du gouvernement de maintenir les écoles fermées jusqu'au 3 mai, le ministre de l'Education annonce une nouvelle vague d'adaptations. Claude Meisch veut tout mettre en oeuvre pour que l'année scolaire soit bouclée tant bien que mal.

Mais il reste à répondre à une série de questions fondamentales, lesquelles concernent principalement les modalités de cette fin d’année académique mise sous cloche, l’organisation des examens et la validité du diplôme qui sera délivré puisqu’un certain nombre de stages n’auront pas eu lieu.

Rien n’est sûr pour l’instant. Certaines directives toutefois ont été données. Ainsi, le recteur de l’UClouvain Vincent Blondel déclare-t-il dans Le Soir que «les différentes universités souhaitent préserver le calendrier actuel des examens avec, bien entendu, un impact sur la manière dont les choses seront évaluées : il devra y avoir des adaptations qui résulteraient des changements dans les modalités d’enseignement différentes».

Il poursuit: «En Europe, beaucoup d’universités ont pris la décision de basculer vers des évaluations à distance, orales ou même écrites. Avec bien entendu une capacité de contrôle via une caméra, un appel téléphonique… Dès à présent, nous examinons ces possibilités.»

L’UClouvain n’a pas renoncé pour autant à organiser des examens requérant une présence physique, comme il est d’usage en temps normal. Il n’est pas impossible en effet que le plan de sortie de confinement mis à l’étude jeudi par la Première ministre Sophie Wilmès les autorise, en tout ou en partie, moyennant le respect des normes de distanciation sociale.

Une règle imparable toutefois : les établissements devront tout faire pour clôturer les sessions d'examens le 30 juin prochain, quitte à modifier le type d’évaluation. Quant à l’examen d’entrée en médecine prévu début juillet et qui rassemble quelque 3500 candidats, il a peu de chances de se tenir en temps et heure.

En dépit de la bonne volonté mise par les universités à montrer qu’elles gardent le cap au milieu de la tempête, c’est le flou absolu pour les étudiants. Tout juste savent-ils qu’en cas de prolongation du confinement, l’année académique pourrait aller exceptionnellement jusqu’à la mi-juillet. Cette possibilité serait toutefois  laissée à l’appréciation des universités et des écoles supérieures.

Dans un climat de tensions larvées, la ministre en charge du dossier, la libérale francophone Valérie Glatigny, a lancé une enquête pour prendre la mesure du ressenti et des difficultés  des enseignants du supérieur face au confinement. Mais les recteurs des universités ont peu apprécié et ont confisqué le sondage en répondant eux-mêmes à sa partie institutionnelle. La manœuvre a toutefois été éventée, fâchant une partie du corps académique. Ce qu’ont fait savoir haut et fort les syndicats.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Le confinement de la Grande Région vu par Google
Depuis vendredi, le géant américain publie des données anonymisées destinées à observer l’impact des mesures de lutte contre la pandémie. Tour d'horizon des informations disponibles au Luxembourg et ses voisins directs.
Coronavirus - Leere Plätze - Luxemburg - Lost City - Drone  - Rout Breck - Pont Rouge - Großherzogin-Charlotte-Brücke -   Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort
Sale temps pour Super Maggie
La ministre belge de la Santé Maggie De Block est sous le feu des critiques. Mais bien malin qui abattra cette «héroïne» flamande.
Belgian Minister of Health, Social Affairs, Asylum Policy and Migration Maggie De Block attends a press conference after a Minister's council of the Federal Government, on March 20, 2020 in Brussels, on the support plans for economic and social consequences of the COVID-19 pandemic caused by the novel cronavirus. (Photo by Daina LE LARDIC / BELGA / AFP) / Belgium OUT
La 5G arrive en province de Luxembourg
Ce mercredi 1er avril marque une grande première technologique dans la verte province. Choisies par l'opérateur historique Proximus parmi 30 communes à travers la Belgique, Arlon, Bastogne, Marche et Vielsalm vont désormais pouvoir bénéficier du réseau à haut débit.