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This photograph taken on November 17, 2021, shows a laboratory test at the Transgene biotech firm, which is working to develop a neoantigen cancer vaccine, in Illkirch-Graffenstaden, eastern France. - Transgene is working on transforming viruses to produce tumour antigens, which will enable the immune system to activate itself by producing the appropriate response in patients with cancer or who are at risk of recurrence. (Photo by PATRICK HERTZOG / AFP)
Brèves International 30.11.2021

(AFP) - Les laboratoires Pfizer, Johnson & Johnson (J&J) ont indiqué avoir, comme Moderna, commencé à travailler sur une nouvelle version de leur vaccin anti-covid ciblant plus spécifiquement le variant Omicron, au cas où les formules actuelles ne seraient pas suffisamment efficaces contre la nouvelle souche. «Il y a encore beaucoup d'inconnues» autour du nouveau variant détecté en Afrique du Sud et jugé «préoccupant» par l'OMS, a relevé dans un entretien sur la chaîne américaine CNBC le patron de Pfizer, Albert Bourla. 

Pfizer a déjà créé par le passé deux nouvelles versions de son vaccin en moins de cent jours, contre les variants Delta et Beta, qui n'ont finalement pas été utilisées. Au besoin, «en 95 jours, nous aurons le nouveau vaccin» contre Omicron, a assuré le dirigeant. Son groupe a les capacités de produire au besoin quatre milliards de doses l'an prochain, a-t-il aussi affirmé.

«Cela ne va pas le faire»

Johnson & Johnson «reste confiant» dans la réponse immunitaire à son vaccin actuel à une seule dose face aux divers variants, a assuré Mathai Mammen, en charge de la recherche chez Janssen, la filiale de J&J développant le vaccin. Mais le laboratoire pourra «rapidement» engager des essais cliniques s'il le faut, a-t-il ajouté.

Mardi, dans un entretien paru dans le Financial Times, le patron de l'entreprise pharmaceutique américaine Moderna s'est montré moins optimiste. Stéphane Bancel estime, pour sa part, qu'il y aura une «baisse significative» de l'efficacité des vaccins actuels. «Tous les scientifiques à qui j'ai parlé (...) disent ''cela ne va pas le faire''». Et d'expliquer que ses équipes de chercheurs sont inquiètes car 32 des 50 mutations trouvées dans le variant Omicron se trouvent dans la protéine spike, clef d'entrée du virus dans l'organisme.