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Les frontières tombent pour les applications de traçage
International 2 min. 19.10.2020

Les frontières tombent pour les applications de traçage

Contrairement à ses voisins, le Luxembourg n'a lui pas développé d'application, préférant un traçage manuel.

Les frontières tombent pour les applications de traçage

Contrairement à ses voisins, le Luxembourg n'a lui pas développé d'application, préférant un traçage manuel.
Photo: AFP
International 2 min. 19.10.2020

Les frontières tombent pour les applications de traçage

Après une phase de test réussie, la Commission européenne lance lundi un service passerelle. L'objectif: connecter ces outils - jusque-là propres à chaque pays - à travers l'Union européenne. Mais dans ce projet, le Luxembourg reste lui spectateur.

(ASdN) - A chaque pays sa façon de gérer la pandémie. En Europe, Bruxelles aspire néanmoins à plus d'uniformisation. Après s'être récemment mis d'accord sur les restrictions de déplacement au sein du Vieux continent, c'est au tour des applications de traçage. L'objectif: connecter les applications nationales à travers l'UE. Après une phase test réussie, le service passerelle a été lancé ce lundi. 

Présentés comme des armes majeures pour endiguer la pandémie, ces outils sont d'autant «plus performants lorsqu'ils fonctionnent par-delà les frontières», souligne Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire. Au total, 20 applications basées sur des systèmes décentralisés peuvent désormais être interopérables via le service de passerelle. D'autres devraient également rejoindre le système dès la semaine prochaine, comme smitte Stop au Danemark, Apturi COVID en Lettonie ou encore Radar Covid en Espagne.


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Le Grand-Duché ne prend toutefois pas part au projet. Ces applications n'ont en effet pas les faveurs du gouvernement luxembourgeois qui s’était opposé, dès le début, au lancement d'un tel outil. Et à ce jour, «la position du Luxembourg n'a pas changé», assure lundi Liz Thielen, porte-parole du ministère d'Etat. Le pays «préfère le traçage analogique». Autrement dit, la prise de contact par téléphone avec les personnes qui ont fréquenté une personne testée positive. 

Une technique qui a d'ailleurs fait ses preuves. Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, pas moins de 55.700 contaminations ont ainsi pu être détectées depuis le début de la pandémie par le biais de ce traçage. Mais alors que le nombre de cas remonte en flèche, l'outil pourrait bientôt atteindre ses limites.

Dès le mois dernier, la question de la mise en place d'une application a d'ailleurs refait surface. Début septembre, le Premier ministre, Xavier Bettel (DP), et la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), ont en effet soumis aux députés un devis pour l'éventuel lancement de cet outil au sein du Grand-Duché pour un budget estimé à 4,5 millions d’euros. 

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