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Les Etats-Unis limitent la 3ème dose anti-covid
International 23.09.2021
Campagne de vaccination

Les Etats-Unis limitent la 3ème dose anti-covid

Les seniors américains pourront à nouveau se rendre en centre de vaccination d'ici quelques jours.
Campagne de vaccination

Les Etats-Unis limitent la 3ème dose anti-covid

Les seniors américains pourront à nouveau se rendre en centre de vaccination d'ici quelques jours.
Photo : AFP
International 23.09.2021
Campagne de vaccination

Les Etats-Unis limitent la 3ème dose anti-covid

Les Etats-Unis ont autorisé l'injection d'une dose de vaccin Pfizer mais seulement aux sujets à partir de 65 ans et pour les personnes à «risque». L'intention de départ était une vaccination de rappel bien plus vaste.

(AFP) - Le président Biden avait vu large, annonçant une possible administration d'une troisième dose à l'ensemble de la population des Etats-Unis. L'agence américaine du médicament (FDA) a tempéré les ardeurs du président américain n'autorisant l'injection de cette dose que sous conditions. Première limite : la dose de rappel -uniquement du Pfizer- ne pourra être administrée qu'à partir de six mois après la deuxième injection.


La troisième dose accessible dès 75 ans
Le Conseil supérieur des maladies infectieuses vient de donner son aval pour l'administration d'une nouvelle injection antivirale pour les seniors nés avant 1946, mais aussi à l'ensemble des résidents en maison de retraite (sans distinction d'âge).

Entre 18 et 64 ans, les personnes éligibles pour cette dose de rappel comprennent celles présentant un «haut risque» de développer une forme grave de la maladie. Donc certainement pas l'ensemble des citoyens volontaires à la vaccination comme espéré par la Maison Blanche. Cela inclut toutefois les personnels qui feraient l'objet d'une «exposition fréquente» au virus liée à l'exercice de leur profession ou à leur situation.

Cette décision inclut ainsi «les travailleurs de santé, les enseignants et personnels scolaires, les employés de supermarchés et ceux dans des refuges pour sans-abris ou des prisons, et d'autres», a déclaré la cheffe par intérim de la FDA. Un choix donc plus vaste que ce que, par exemple, le gouvernement luxembourgeois a choisi de mettre en oeuvre.

Si les catégories de population concernées apparaissent donc larges, le revers est tout de même sévère pour l'administration Biden. Celle-ci avait d'ailleurs été critiquée ces dernières semaines pour avoir semblé anticiper la décision des instances scientifiques, et a été accusée d'avoir ainsi semé la confusion.

La FDA a finalement choisi de suivre l'avis de son comité consultatif. Celui-ci, composé notamment d'épidémiologistes et de spécialistes des maladies infectieuses, s'était prononcé la semaine dernière pour limiter l'injection d'un rappel à certaines catégories de populations, notamment les plus âgées et les personnels de santé.

Les autorités sanitaires doivent ensuite publier des recommandations détaillées à destination des professionnels censés administrer ces troisièmes doses, qui devront notamment préciser ce que recouvre le terme de «haut risque».


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