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Les 27 marquent leur accord pour un report du Brexit
International 3 min. 24.10.2019 Cet article est archivé

Les 27 marquent leur accord pour un report du Brexit

En cas de report de trois mois du Brexit, des élections législatives anticipées pourraient être organisées en Grande-Bretagne.

Les 27 marquent leur accord pour un report du Brexit

En cas de report de trois mois du Brexit, des élections législatives anticipées pourraient être organisées en Grande-Bretagne.
Photo: dpa
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Les 27 marquent leur accord pour un report du Brexit

Faut-il jouer les prolongations pendant trois mois? Les 27 de l'Union européenne sont d'accord sur le principe d'un report du Brexit au-delà du 31 octobre pour éviter un «no deal» mais débattent de sa durée.

(AFP) - Lors d'une réunion des ambassadeurs mercredi soir à Bruxelles, «tous sont tombés d'accord sur le besoin d'un report pour éviter un Brexit sans accord. La durée du report est toujours en discussion», a indiqué une source européenne.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a poursuivi ses discussions mercredi avec les chefs d'Etat et de gouvernement. La veille, il avait recommandé aux Etats membres de l'UE d'accepter un troisième report, que Boris Johnson a été contraint par une loi de demander jusqu'au 31 janvier 2020 tout en s'y disant hostile.


This picture taken on October 22, 2019, shows a half English and half European flag during a debate on the last EU summit and Brexit at the European Parliament in Strasbourg, eastern France. - European Commission President Jean-Claude Juncker said that the EU had done "all in our power" to ensure an orderly Brexit, but said the bloc would await British parliamentary approval for a new divorce deal before ratifying it. Juncker who started his tenure as EU President in 2014, will step down from his position on October 31, 2019. (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)
L'UE envisage un troisième report du Brexit
Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé aux Etats membres d'accepter un nouveau report de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne après un vote à double tranchant des députés britanniques.

Le président du Conseil a défendu cette option dans la foulée d'un double vote du Parlement britannique qui a, tout en acceptant le principe du nouvel accord de Brexit, rejeté le calendrier imposé par Boris Johnson pour l'adopter.

Selon l'un des participants à la réunion de mercredi, les diplomates sont plutôt favorables à une telle prolongation jusqu'à fin janvier. Cette option est soutenue notamment par l'Allemagne et par l'Irlande, pays qui est en première ligne en cas de divorce sans accord.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, de concert avec Donald Tusk, a «souligné qu'il serait toujours possible pour le Royaume-Uni de sortir (de l'UE) avant le 31 janvier 2020 si l'accord de retrait était ratifié avant cette date», selon un communiqué de Dublin.

Du côté de Paris, la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin a estimé après le vote à Londres qu'une prolongation «purement technique de quelques jours» était envisageable mais a refusé «une extension destinée à gagner du temps ou à rediscuter de l'accord».

Les ambassadeurs devraient se retrouver ce vendredi pour poursuivre les discussions. Donald Tusk a recommandé que la décision finale des dirigeants des Etats membres se fasse par le biais d'une «procédure écrite» plutôt que d'un nouveau sommet. Une option également privilégiée par les représentants des 27.

«Sortir de l'impasse»

Le principe d'une prolongation de trois mois a aussi les faveurs du président du Parlement européen David Sassoli: elle «permettra au Royaume-Uni de clarifier sa position et au Parlement européen», qui doit adopter l'accord de retrait après une ratification à Westminster, «d'exercer son rôle», a-t-il dit.

«C'est un accord important et le Parlement européen a besoin de temps pour l'examiner dans le détail, en particulier en ce qui concerne le droit des citoyens», a aussi estimé le président du comité sur le Brexit au sein de cette assemblée, Guy Verhofstadt.


Demonstrators with placards and EU and Union flags gather in Parliament Square in central London on October 19, 2019, as they take part in a rally by the People's Vote organisation calling for a final say in a second referendum on Brexit. - Thousands of people march to parliament calling for a "People's Vote", with an option to reverse Brexit as MPs hold a debate on Prime Minister Boris Johnson's Brexit deal. (Photo by ISABEL INFANTES / AFP)
Toutes les options restent ouvertes concernant le Brexit
Le gouvernement de Boris Johnson a martelé ce week-end que le Brexit aurait lieu le 31 octobre comme prévu, bien qu'il ait été contraint par le Parlement d'écrire à Bruxelles pour demander un report, un coup de théâtre qui relance l'incertitude sur les modalités du divorce.

Le Royaume-Uni, qui s'est prononcé par référendum en juin 2016 pour une sortie de l'UE, devait initialement partir le 29 mars, une date déjà repoussée à deux reprises (12 avril, 31 octobre).

Face au double vote de la Chambre des communes, le Premier ministre britannique a annoncé qu'il suspendait l'examen de l'accord par le Parlement jusqu'à ce que l'Union européenne prenne une décision sur un report de la date du divorce.

Si les 27 décident d'accorder à Londres un report de trois mois, il pourrait tenter de déclencher des élections législatives anticipées. Un tel scrutin «semble être le seul moyen de sortir de l'impasse», a souligné sur la BBC le ministre de la Justice Robert Buckland.

«Notre position reste que nous ne devrions pas faire de report, que nous devrions quitter l'UE le 31 octobre», a martelé Johnson mardi devant le parlement. Le dirigeant conservateur a redit son hostilité à un report lors d'un coup de fil mercredi avec Donald Tusk.

Le Labour, principal parti d'opposition, a répété ces dernières semaines qu'il soutiendrait l'organisation d'un scrutin dès que le risque d'une sortie sans accord serait écarté.

Les derniers sondages donnent aux conservateurs dix points d'avance devant les travaillistes (35% contre 25%). Si cette tendance se confirmait dans les urnes, les conservateurs auraient une majorité de 20 sièges, a expliqué le spécialiste des sondages John Curtice sur la BBC. Boris Johnson a perdu sa majorité depuis le mois de septembre.


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