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Le virus revient en force en Belgique
International 3 min. 20.10.2021
Santé publique

Le virus revient en force en Belgique

Au royaume, le taux de reproduction du virus est remonté à 1,21 en moyenne hebdomadaire.
Santé publique

Le virus revient en force en Belgique

Au royaume, le taux de reproduction du virus est remonté à 1,21 en moyenne hebdomadaire.
Photo : Dpa
International 3 min. 20.10.2021
Santé publique

Le virus revient en force en Belgique

Max HELLEFF
Max HELLEFF
Les données actuelles publiées par les autorités de santé belges ne permettent toutefois pas de dire quel est le nombre de vaccinés parmi les nouveaux décès en lien avec le covid-19.

L’épidémie de coronavirus est repartie nettement à la hausse en Belgique. Selon les chiffres de l’Institut de santé publique Sciensano, les contaminations ont bondi de 46% en une semaine. Le nombre quotidien d’admissions à l’hôpital est en augmentation de 29%. Les soins intensifs sont toutefois à l’abri de la saturation pour l’instant (-7%). 11 personnes décèdent quotidiennement en moyenne sur les sept derniers jours (+14%). Résultat : le bilan total s’élève désormais à 25.780 victimes depuis le début de la pandémie. 


This photograph taken on January 4, 2021 in Paris, shows figurines next to a vaccine vial reading  "Covid-19 vaccine".,Image: 580850526, License: Rights-managed, Restrictions: , Model Release: no
La vaccination obligatoire séduit de plus en plus
Pour un nombre croissant de Belges, le dispositif mis en place par le gouvernement fédéral apparaît comme la manière la plus cohérente de combattre le virus.

Ces chiffres réveillent des peurs anciennes alors que le pays s'enfonce dans l’automne. Plusieurs classes ont fermé à Bruxelles et en Wallonie. Il y a un an, au même moment, le spectre de la seconde vague était brandi. Depuis, la vaccination est passée par là mais la farandole des chiffres ne rassure guère.

Précision : la Wallonie a atteint les 70% de vaccinés qui tenaient lieu, il y a un an, de seuil au-delà duquel une immunité collective pouvait être espérée. Ils sont 80% en Flandre, contre seulement 56% à Bruxelles où le taux de vaccination reste bas en dépit des efforts fournis.

Peut mieux faire ? Sans doute si l’on suit le raisonnement de la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale pour qui «la vaccination obligatoire de l’ensemble de la population (éligible) ne doit pas être un tabou, mais on doit avancer étape par étape (…) Nous ne devrions envisager cette obligation qu’en cas d’échec des mesures que nous prenons déjà». La socialiste estime à 1.000, voire à 1.200, le nombre quotidien de primo-vaccinés en Wallonie. Ils constituent le défi du moment.

Les propos de la ministre sonnent comme un avertissement envers ceux qui continuent à résister au vaccin. Le 1er novembre, ils seront bannis en Wallonie des lieux et activités (horeca, sports, culture… ) où sera imposé le Covid safe ticket (pass sanitaire), le même qui est entré en application le 15 octobre à Bruxelles. Ils pourront bien sûr se munir d’un test PCR, d’un test antigénique ou d’un certificat de rétablissement. Mais au bout du compte, ils n’échapperont pas à la vaccination si elle devient obligatoire.

Après l'été 2022

Pour l’instant, les autorités calment le jeu au plan national. Le porte-parole interfédéral Yves Van Lathem estime «qu’on aura une vaguelette, une de plus, par rapport à ce qui est clinique et que l’augmentation des cas continuera à être dissociée des hospitalisations». Sur la RTBF, l’infectiologue s’est même avancé sur une date de sortie de crise : «Je pense que, raisonnablement après l’été 2022, on devrait pouvoir gérer ce virus comme nous gérons d’autres maladies infectieuses». De son côté, Sciensano avance qu’être vacciné réduit de 70% le risque d’attraper le covid.


Husten
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Plomb, arsenic ou encore pesticides sont présents dans des proportions anormales chez la plupart des habitants de la région belge.

Les dernières statistiques en date notent que 50.000 Belges ont été contaminés alors qu’ils sont vaccinés. Un tiers étaient asymptomatiques, et il n’est pas possible de dire combien parmi eux ont fini à l’hôpital ou sont décédés. Autre problème : il est tout aussi impossible de distinguer qui est vacciné ou non dans le cas de sept patients hospitalisés sur dix. Et donc impossible en conséquence de connaître le nombre de morts parmi les vaccinés. Ce qui pose à tout le moins problème aux autorités dès lors qu’elles doivent défendre l’efficacité du vaccin.

«Cette participation insuffisante ne nous permet plus de réaliser des extrapolations nationales correctes», indique Sciensano. «Dans l’attente d’une meilleure représentativité des données, la publication de l’incidence du nombre d’hospitalisations covid-19 selon le statut vaccinal est interrompue.» Dont acte.

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