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Le Portugal dit «oui» à l'euthanasie
International 2 min. 29.01.2021 Cet article est archivé

Le Portugal dit «oui» à l'euthanasie

Au Grand-Duché, l'euthanasie est considérée comme une mort naturelle, depuis juillet 2019.

Le Portugal dit «oui» à l'euthanasie

Au Grand-Duché, l'euthanasie est considérée comme une mort naturelle, depuis juillet 2019.
Photo : AFP
International 2 min. 29.01.2021 Cet article est archivé

Le Portugal dit «oui» à l'euthanasie

Après le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas, Lisbonne a rejoint le camp des pays européens à autoriser «la mort médicalement assistée».

(pj avec AFP) - Depuis le 16 mars 2009, l'euthanasie a été légalisée au Grand-Duché. Plus de onze années après ce choix sur la fin de vie, le très catholique Portugal vient d'adopter le même dispositif après plusieurs années d'hésitation. Moins d'une semaine après la réélection du président de la République, le Parlement a approuvé le texte par 136 voix pour, 78 voix contre et 4 abstentions.


L'euthanasie reste une solution méconnue
Dix ans après l'adoption d'un texte sur la fin de vie assistée, 57% des Luxembourgeois ignorent l'existence de cette loi. Cela alors que ce recours ultime bénéficie d'une bonne acceptation dans la société.

Ce texte, venu fusionner ces différentes propositions, prévoit que seuls les Portugais majeurs, vivant sur le territoire du pays et se trouvant «dans une situation de souffrance extrême, présentant des lésions irréversibles» ou atteints «d'une maladie incurable», pourront avoir recours au suicide assisté.

La demande du malade en fin de vie doit être validée par plusieurs médecins, ainsi qu'un psychiatre lorsqu'il y a des doutes sur la capacité de la personne à faire un choix «libre et éclairé». Le moment venu, le médecin du patient devra s'assurer une dernière fois de sa volonté de mettre fin à ses jours, en présence de témoins. La mort assistée pourra être pratiquée dans des établissements du service national de santé, ou tout autre lieu «choisi par le patient» dès lors qu'il disposera «des conditions cliniques et de confort adéquates», précise la loi. 

L'Espagne voisine a également fait un pas dans cette direction en décembre dernier, mais le projet de loi gouvernemental doit être soumis au Sénat d'ici à la fin mars. La péninsule ibérique pourrait alors rejoindre le cercle très restreint des pays ayant validé cette pratique. En effet, en dehors du Benelux, du Portugal, de la Suisse et de la Colombie, aucun autre pays n'a adopté la «mort médicalement assistée» dans ses textes de lois. A noter que quatre Etats américains autorisent cette «assistance». Il s'agit de l'Oregon, Washington, Montana, Vermont et Californie.



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