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Le Japon invité à signer le traité contre l'arme atomique
International 2 min. 06.08.2019

Le Japon invité à signer le traité contre l'arme atomique

La bombe de Hiroshima avait provoqué, le 6 août 1945 et dans les semaines suivantes, le décès de 140.000 personnes.

Le Japon invité à signer le traité contre l'arme atomique

La bombe de Hiroshima avait provoqué, le 6 août 1945 et dans les semaines suivantes, le décès de 140.000 personnes.
Photo: AFP
International 2 min. 06.08.2019

Le Japon invité à signer le traité contre l'arme atomique

74 ans après l'explosion de «Little boy» à Hiroshima, le maire de la ville a appelé le gouvernement japonais à ratifier cet accord de l'ONU déjà approuvé par 122 nations.

(AFP) - La ville japonaise de Hiroshima, qui marque mardi le 74e anniversaire de la première attaque nucléaire de l'histoire, a appelé le Japon à signer le traité de l'ONU sur l'interdiction de l'arme atomique. Les habitants de la ville, rassemblés au Parc du Mémorial pour la paix, ont prié mardi en silence, allumé des bougies et posé des couronnes de fleurs en présence du Premier ministre japonais Shinzo Abe, en souvenir de ceux qui furent tués par la bombe larguée le matin du 6 août 1945 par un avion américain.

Le maire de Hiroshima, Kazumi Matsui, a saisi l'occasion de ces cérémonies pour appeler son pays à ratifier le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires, approuvé en juillet 2017 par 122 pays, signé depuis par plus de la moitié d'entre eux mais rejeté par toutes les puissances nucléaires. 

Le pape François attendu

«J'appelle le gouvernement du seul pays à avoir l'expérience de l'arme nucléaire en temps de guerre à répondre à la demande des «hibakusha» (personnes exposées à la bombe) de voir le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires ratifié», a déclaré M. Matsui. «J'engage les dirigeants japonais à manifester le pacifisme inscrit dans notre Constitution en faisant ce pas dans la direction d'un monde libéré des armes nucléaires», a-t-il ajouté. 

Il a invité les dirigeants du monde entier à venir dans sa ville afin de voir le Mémorial de leurs propres yeux. Le pape François devrait s'y rendre cette année. 


TOPSHOT - A woman walks past a television news screen showing file footage of North Korean leader Kim Jong Un watching a missile launch, at a railway station in Seoul on July 31, 2019. - Pyongyang fired two ballistic missiles on July 31, Seoul said, days after a similar launch that the nuclear-armed North described as a warning to the South over planned joint military drills with the United States. (Photo by Jung Yeon-je / AFP)
Pyongyang enchaîne les essais militaires
La Corée du Nord a effectué vendredi son troisième tir de projectiles en huit jours, selon Séoul, au moment même où le président américain Donald Trump affirmait que ces essais ne lui posaient «pas de problème».

La menace nucléaire s'est encore rappelée aux esprits le même jour en Asie, avec un nouveau tir de «projectiles non identifiés» par la Corée du Nord, détentrice de l'arme atomique. 

De leur côté, les Etats-Unis et la Russie, après six mois d'un dialogue de sourds, ont pris acte vendredi de l'abolition du Traité INF, accord emblématique de la fin de la Guerre froide qui concerne les missiles d'une portée de 500 à 5.500 km. 

Nagasaki, trois jours après

 M. Abe a réitéré, ce mardi, sa promesse de servir de «pont» entre les pays détenteurs de la bombe et ceux qui ne la possèdent pas, afin d'en débarrasser le monde. «Avec une aide des deux côtés, je vais avec patience les encourager au dialogue et je suis résolu à diriger les efforts internationaux dans cette voie». 

La bombe de Hiroshima avait provoqué le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140.000 personnes. Trois jours plus tard une deuxième bombe atomique américaine frappait la ville de Nagasaki, provoquant la mort de quelque 74.000 personnes, sur le coup et ultérieurement sous l'effet des radiations. Le 15 août 1945, le Japon annonçait sa capitulation.


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