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Le gouvernement ne fléchit pas sur sa réforme des retraites
International 3 min. 23.01.2023
En France

Le gouvernement ne fléchit pas sur sa réforme des retraites

Emmanuel Macron a dit souhaiter «que le gouvernement avec les parlementaires» puisse encore «aménager» le texte.
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Le gouvernement ne fléchit pas sur sa réforme des retraites

Emmanuel Macron a dit souhaiter «que le gouvernement avec les parlementaires» puisse encore «aménager» le texte.
Photo: AFP
International 3 min. 23.01.2023
En France

Le gouvernement ne fléchit pas sur sa réforme des retraites

Le gouvernement a adopté lundi en Conseil des ministres sa réforme des retraites affichant sa «détermination» à aller jusqu'au bout sans «renoncer» au report de l'âge de départ à 64 ans, malgré une mobilisation massive que les opposants entendent encore amplifier.

(AFP) - «Revenir» sur les «mesures d'âge» controversées, ce «serait renoncer au retour à l'équilibre» du système en 2030, «et donc manquer de responsabilité pour les générations futures», a déclaré le ministre du Travail Olivier Dussopt devant la presse à l'Elysée, tout en reconnaissant «un désaccord avec les organisations syndicales» sur ce sujet.


Plus de 10.000 «non» contre la réforme des retraites à Metz
Syndicalistes, étudiants, actifs et même retraités, des manifestants de tous horizons se sont rassemblés dans les rues de Metz ce jeudi 19 janvier pour s'opposer à la réforme des retraites portée par le gouvernement français.

«Le président de la République a dit sa détermination et sa détermination est à l'identique de celle du gouvernement», a-t-il poursuivi.

Entrée en vigueur à l'été

Après la première journée de grèves et manifestations, qui a réuni jeudi entre un et deux millions de personnes dans la rue, et avant la prochaine prévue le 31 janvier, Emmanuel Macron et son exécutif s'emploient à relativiser une mobilisation «normale».

Ils ont donc profité de l'étape très formelle du Conseil des ministres pour dérouler leur calendrier, qui prévoit un débat parlementaire au pas de course pour une entrée en vigueur du projet contesté à l'été.

Le report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite, mesure-phare de la réforme, est rejeté par les syndicats unanimes, ainsi que par l'essentiel des oppositions et, selon les sondages, une grande majorité des Français.

Les ministres prêts au dialogue

Le chef de l'Etat a estimé dimanche avoir déjà fait preuve d'«ouverture» par rapport au programme pour son second quinquennat qui prévoyait initialement les 65 ans. Il a dit souhaiter «que le gouvernement avec les parlementaires» puisse encore «aménager» le texte. Avant de se montrer plus inflexible: «les besoins» sont «connus», et «je crois que là, maintenant, il faut pouvoir avancer».

Ses ministres se relaient donc pour assurer être prêts au «dialogue» afin d'«enrichir» le texte... mais uniquement à la marge.

«A chaque fois qu'un amendement nous permettra d'améliorer le texte sans renoncer au retour à l'équilibre en 2030, ni aux fondamentaux de la réforme, évidemment nous y serons ouverts», a simplement dit M. Dussopt lundi lors d'un long exposé très technique, sans avancer aucune piste en ce sens.

Alors que le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, avait ouvert la porte pour la première fois durant le week-end à «des mesures coercitives pour les entreprises qui ne joueraient pas le jeu» de l'emploi des seniors, M. Dussopt s'en est tenu à des sanctions financières uniquement pour les sociétés qui ne publieront pas l'«index» incitatif prévu par la réforme.

L'exécutif se montre encore moins disposé sur un autre point qui crispe jusque dans les rangs du parti Les Républicains, pourtant seul allié annoncé de l'exécutif à l'Assemblée nationale: le fait que les personnes ayant commencé à travailler à 20 ans auront à cotiser 44 ans, et non 43 comme les autres, pour obtenir une retraite à taux plein.


TOPSHOT - Demonstrators march during a rally in Strasbourg, eastern France, on January 19, 2023, as workers go on strike over the French President's plan to raise the legal retirement age from 62 to 64. - A day of strikes and protests kicked off in France on January 19, set to disrupt transport and schooling across the country in a trial for the government as workers oppose a deeply unpopular pensions overhaul. (Photo by Frederick FLORIN / AFP)
Nouvelle mobilisation prévue le 31 janvier en France
«La retraite avant l'arthrite», «métro, boulot, caveau»... De Calais à Nice en passant par Metz, des cortèges bien garnis ont affiché un «non» au recul de l'âge légal de départ, sur fond de large mécontentement social dans un contexte d'inflation.

Quant à la proposition des députés MoDem d'augmenter la semaine de travail d'une demi-heure, à 35,5 heures, pour dégager des ressources, «ce n'est pas l'objectif du gouvernement d'ouvrir un débat sur le temps de travail», a balayé M. Dussopt.

Une résistance ferme

Rien donc pour l'instant de nature à satisfaire les opposants à la réforme, qui réclament inlassablement le retrait pur et simple des «mesures d'âge» et promettent une résistance ferme à l'Assemblée nationale et dans la rue.

 «On espère faire encore plus fort le 31 (janvier)», a prévenu le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, soulignant que «d'ici là, tous les jours, il y aura des initiatives dans les entreprises, dans les départements».


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