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Le dernier nom qu'attendait Juncker: La Belgique désigne enfin son commissaire européen
International 2 min. 04.09.2014 Cet article est archivé

Le dernier nom qu'attendait Juncker: La Belgique désigne enfin son commissaire européen

Marianne Thyssen, au centre, entre le ministre belge de la Défense Pieter De Crem et le ministre belge des Finances, Koen Geens le 21 mai 2014

Le dernier nom qu'attendait Juncker: La Belgique désigne enfin son commissaire européen

Marianne Thyssen, au centre, entre le ministre belge de la Défense Pieter De Crem et le ministre belge des Finances, Koen Geens le 21 mai 2014
Photo: Reuters
International 2 min. 04.09.2014 Cet article est archivé

Le dernier nom qu'attendait Juncker: La Belgique désigne enfin son commissaire européen

La Belgique, qui était le dernier pays à ne pas avoir encore désigné son candidat à la Commission européenne, a décidé de nommer une femme, la chrétienne-démocrate flamande Marianne Thyssen.

(AFP) - La Belgique, qui était le dernier pays à ne pas avoir encore désigné son candidat à la Commission européenne, a décidé de nommer une femme, la chrétienne-démocrate flamande Marianne Thyssen.

Ce choix a été fait au terme d'une longue nuit de négociations entre les partenaires de la future coalition gouvernementale, toujours en cours de formation plus de trois mois après les élections.

L'annonce a été faite par les deux personnalités chargées de constituer ce gouvernement, Kris Peeters et Charles Michel, selon l'agence Belga.

Marianne Thyssen, 58 ans, est députée européenne depuis 1991. Ancienne présidente du Parti chrétien-démocrate flamand, cette juriste de formation qui a longtemps travaillé pour une organisation patronale, devrait obtenir un beau portefeuille dans la prochaine Commission.

L'insistance de Juncker

Elle avait hésité pour des raisons de santé mais le futur président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, a beaucoup insisté pour la nomination de cette femme très respectée.

Les Etats membres étaient censés donner le nom d'un ou plusieurs candidats avant fin juillet. Puis M. Juncker avait fixé comme date butoir le 30 août, jour du sommet européen qui a nommé les prochains président du Conseil européen et chef de la diplomatie. Samedi dernier, il avait donc sommé la Belgique de nommer son candidat "dans les trois jours", en l'accusant de bloquer le fonctionnement de l'Europe.

Mme Thyssen présente aussi l'avantage d'être une femme, dont M. Juncker a absolument besoin pour éviter les foudres du Parlement européen. Elles sont neuf dans la Commission sortante, et la prochaine en comptera au mieux le même nombre, voire une de moins en fonction du candidat retenu par la Roumanie.

Pour respecter les équilibres politiques et linguistiques compliqués de la Belgique, le poste de Premier ministre, qui semblait promis au chrétien-démocrate flamand Kris Peeters, doit revenir à la famille libérale. Le favori semblait mercredi être le président actuel du parti libéral francophone et coformateur du gouvernement, Charles Michel. Mais le nom de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a aussi été cité.


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