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L'armée a expliqué dans un communiqué ne pas reconnaître le coup d'Etat qui a conduit à la destitution du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.
Brèves International 02.10.2022

Le chef de la junte au Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été démis de ses fonctions par un groupe de militaires lors d'une annonce télévisée vendredi soir. Mais il n'a pas abdiqué, appelant ce samedi les putschistes à «revenir à la raison», après une nouvelle journée de tensions à Ouagadougou.

Plus tôt dans la journée, l'armée avait publié un communiqué ne reconnaissant pas le coup d'Etat, indiquant traverser «une crise interne» et que les «concertations» se poursuivaient.

«Quelques unités ont pris le contrôle de certaines artères de la ville de Ouagadougou, demandant une déclaration de départ du lieutenant-colonel Damiba», ajoute le communiqué, qui précise que cette tension «ne représente pas la position de l'institution».

En fin d'après-midi, deux institutions françaises ont été prises pour cible par des manifestants: un incendie s'est déclaré devant l'ambassade de France à Ouagadougou, a constaté un journaliste de l'AFP, et un autre devant l'Institut français à Bobo-Dioulasso, selon des témoins dans cette ville de l'ouest du pays.

A Paris, le Quai d'Orsay a immédiatement réagi, «condamnant les violences contre notre ambassade avec la plus grande fermeté» et ajoutant que «la sécurité de (ses) compatriotes» était sa «priorité».