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Le Brexit, c'est «la lose-lose»
Pour Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, le Brexit n'a aucune valeur ajoutée.

Le Brexit, c'est «la lose-lose»

Photo: AFP
Pour Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, le Brexit n'a aucune valeur ajoutée.
International 2 min. 14.06.2019

Le Brexit, c'est «la lose-lose»

Pour Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, le texte de retrait négocié par Theresa May avec Bruxelles est «le seul traité possible pour un retrait ordonné». Des propos qu'il a réaffirmés ce vendredi à Paris, alors que le processus pour la succession de la Première ministre britannique vient de débuter.

(AFP, MA) - «Je répète calmement que si le Royaume-Uni souhaite toujours quitter l'Union européenne (...) alors ce traité qui est sur la table (depuis novembre, NDLR) est le seul traité qui est possible pour un retrait ordonné», a déclaré Michel Barnier. Le négociateur en chef de l'UE intervenait ce vendredi lors de la réunion de l'Association des Sénats d'Europe, dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg, siège du Sénat français. 

«Nous en sommes là et nous attendons la nomination d'un nouveau Premier ministre à Londres, et ce qu'il nous dira, c'est ça qui compte, mais je veux simplement rappeler la position des 27», a poursuivi M. Barnier. Initialement prévue le 29 mars, la sortie du Royaume-Uni de l'UE a été repoussée à deux reprises en raison de l'opposition du Parlement à l'accord de sortie négocié par Mme May. Le divorce est désormais fixé à fin octobre au plus tard. 

«Aucune valeur ajoutée»

«Le Brexit, c'est une négociation lose-lose, c'est une négociation négative. Et personne n'a été en mesure de me démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. Personne, mais nous devons le mettre en oeuvre en limitant les conséquences qui sont innombrables», a poursuivi M. Barnier. «Le paradoxe du Brexit, c'est que c'est au moment où notre continent doit relever tant et tant de défis (...) que le Royaume-Uni a choisi (...) de devenir solitaire plutôt que de rester solidaire», a-t-il ajouté devant les délégations des chambres hautes d'Europe et d'Afrique, dont le président de la Chambre des Lords, Lord Norman Fowler. 

«Pas de sortie sans accord»

 Le président du Sénat français Gérard Larcher accueille vendredi au palais du Luxembourg la XXe session de l'Assemblée des Sénats d'Europe, placée sous le signe d'un dialogue avec des pays d'Afrique comportant une seconde chambre.

Pour sa part, Boris Johnson, le favori à la succession de Theresa May a déclaré «je ne vise pas une sortie sans accord. Je ne pense pas que ça se terminera comme ça mais il est responsable de préparer avec détermination» un tel scénario. S'il est choisi comme chef des Tories et qu'il devient donc Premier ministre, l'ancien ministre des Affaires étrangères compte renégocier l'accord conclu en novembre entre Bruxelles et Theresa May. 

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