Changer d'édition

La tension grandit aux portes de l'UE
International 2 min. 08.09.2020

La tension grandit aux portes de l'UE

Les Etats membres de l'UE sont bien décidés à sanctionner les responsables de la répression qui frappe la Biélorussie depuis plusieurs semaines.

La tension grandit aux portes de l'UE

Les Etats membres de l'UE sont bien décidés à sanctionner les responsables de la répression qui frappe la Biélorussie depuis plusieurs semaines.
Photo: AFP
International 2 min. 08.09.2020

La tension grandit aux portes de l'UE

Les conflits aux frontières de l'Europe et les relations post-Brexit étaien, mardi, au centre des discussions de la Commission des Affaires étrangères et européennes. «Nous devons éviter le retour d'une frontière physique en Irlande», a commenté Jean Asselborn.

(ER) - Alors que le covid-19 est en net rebond en Europe où l'Espagne a dépassé la barre des 500.000 cas, le Vieux continent doit également faire face à une situation particulièrement délicate en Biélorussie mais aussi aux relations tendues entre la Turquie et la Grèce. Le chef de la diplomatie luxembourgeoise et les députés ont fait part ce mardi de leur inquiétude face aux conflits croissants aux frontières de l'Union européenne.

Concernant la Biélorussie, Jean Asselborn (LSAP) a précisé que les 27 Etats membres de l'UE avaient décidé de sanctionner les responsables de la répression. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a notamment appelé les autorités à «la libération immédiate» des opposants politiques et rappelé qu'elle imposerait des sanctions «aux personnes responsables» des expiations dans le pays après la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko. 

Spectre du «no deal»

Autre source d'inquiétude: la situation tendue en Méditerranée orientale. Le ministre des Affaires étrangères et européennes a insisté sur «l'importance de créer un climat propice à un dialogue constructif entre la Grèce et la Turquie». Si Jean Asselborn en appelle à la «désescalade», certains députés ont insisté sur le fait que «l'UE devrait se montrer plus solidaire avec la Grèce» dans son différend avec son voisin turc. 

Une réunion, programmée à la fin du mois de septembre entre les différents ministres des Affaires étrangères de l'UE, devrait à nouveau aborder ces problématiques tout comme l'après-Brexit. Britanniques et Européens reprennent ce mardi le huitième round de négociations sur les relations qu’ils entretiendront à partir du 1er janvier 2021.  


ARCHIV - 17.05.2014, Belgien, Brüssel: Menschen spiegeln sich in einem Fenster mit einer europäischen Flagge im Europäischen Parlament. (Illustration zu dpa "EU-Einreisebeschränkungen sollen für viele Länder bestehen bleiben") Foto: Olivier Hoslet/EPA/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Le ton monte entre Londres et Bruxelles
Il règne une certaine tension entre le Royaume-Uni et l'Union européenne à la veille de la reprise de négociations sur leur relation post-Brexit. Boris Johnson menace de claquer la porte mi-octobre et il pourrait, selon le Financial Times, revenir sur certains engagements passés.

Une situation qui devient de plus en plus ardue suite aux dernières déclarations du Premier ministre britannique Boris Johnson qui menace de claquer la porte mi-octobre et qui pourrait remettre en cause d'anciens engagements. Les négociations butent notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable. 

Boris Johnson a averti de son côté que faute de compromis d'ici au sommet européen du 15 octobre, il se satisferait d'un «no deal» malgré les risques de dégâts économiques. Un contexte cause quelques inquiétudes dans le chef des députés qui craignent notamment la fin de la période de transition pendant laquelle les règles européennes s'appliquent sur le sol britannique. «Il faudra  tout mettre en œuvre pour éviter le retour d'une frontière physique en Irlande», a insisté Jean Asselborn.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

La criminalité en col blanc dans le viseur de l'UE
L'Union européenne ambitionne prochainement de mettre sur pied une agence de lutte contre le banditisme financier. Les chances de voir cet organisme rejoindre le Luxembourg sont peu élevées d'autant que le pays a d'autres dossiers à traiter avec la Commission.
Lokales, Kirchberg ist leer, Place de l’Europe, Avenue J-F Kennedy, Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
«La solidarité européenne est cruciale»
Jean Asselborn (LSAP) a mis en évidence la coopération entre les pays de l'UE face à la pandémie de covid-19 lors du Conseil des affaires étrangères qui s'est tenu ce vendredi. Le ministre des Affaires européennes a aussi rappelé que le Luxembourg était disposé à aider d'autres pays.
Medical staff embark patients infected with the COVID-19 onboard a French air force medical Airbus A330 Phenix aircraft on April 3, 2020 at the Findel airport in Luxembourg as part of the "Morphee" operation to evacuate COVID-19 patients from the CHR of Metz to hospitals in areas where the outbreak has been limited so far. (Photo by JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)
Le Luxembourg recueillera 12 réfugiés mineurs
«Au XXIe siècle, on ne devrait pas jouer avec la vie des gens qui sont dans la misère», estime Jean Asselborn. Le ministre des Affaires étrangères a annoncé au conseil extraordinaire consacré à la crise migratoire à la frontière gréco-turque que son pays accueillera 12 enfants non accompagnés.
Migrants walk as police push back them back from Moria camp who gathered near the port of Mytilene on the island of Lesbos, hoping to get a ferry to Athens on March 4, 2020. - Turkey's president warned on Wednesday that a fresh migrant crisis could be resolved only if Europe supports its efforts in Syria, as violent clashes broke out between refugees and police on the Greek border. (Photo by LOUISA GOULIAMAKI / AFP)
Réunion des 6 à Berlin: "Un tournant décisif dans l’histoire de l’Europe"
Les six chefs de la diplomatie des pays fondateurs de l’Union européenne se sont réunis ce samedi à Berlin pour discuter du Brexit. Ils se sont déclarés prêts à travailler avec les institutions dès que les négociations qui devront définir et clarifier les futures relations entre l’UE et le Royaume Uni auront commencé.
Jean Asselborn avec ses homologues, ées ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, la Belgique, la France, de l’Italie, et des Pays-Bas