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La Suisse dit adieu à l'une de ses centrales nucléaires
International 2 min. 20.12.2019 Cet article est archivé

La Suisse dit adieu à l'une de ses centrales nucléaires

Le site de Mühleberg dans le canton de Berne a été ouvert en 1972.

La Suisse dit adieu à l'une de ses centrales nucléaires

Le site de Mühleberg dans le canton de Berne a été ouvert en 1972.
Photo: Gerry Huberty
International 2 min. 20.12.2019 Cet article est archivé

La Suisse dit adieu à l'une de ses centrales nucléaires

Après 47 ans en service, le site de Mühleberg a été définitivement déconnecté ce vendredi du réseau en raison de la cherté de son entretien. Il s'agit d'une première sur le territoire de la Confédération qui n'a désormais plus que trois centrales.

(AFP) - La déconnection est intervenue en milieu de journée, et a été retransmise en direct à la télévision suisse publique. «BKW est prête pour la première désaffectation d'une centrale nucléaire suisse», a relevé dans un communiqué le groupe énergétique BKW, propriétaire de cette installation située dans l'ouest du pays. Seule une centrale nucléaire expérimentale et des réacteurs de recherche avaient jusqu'à présent été désaffectés en Suisse. 

Si la déconnexion manuelle de la centrale de Mühleberg a eu lieu à 12h30, lorsqu'une personne a appuyé sur deux boutons, sa désaffectation ne devrait pas s'achever avant 2034, date à laquelle le site pourra être réaménagé, selon les prévisions de BKW.

«C'est vraiment une journée historique», a souligné cette semaine la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Simonetta Sommaruga, à la télévision suisse publique RTS. «Avec l'arrêt de la centrale nucléaire de Mühleberg, on voit les chances que cela donne pour l'énergie hydraulique, l'énergie solaire», s'est-elle réjouie.

«Une décision entrepreneuriale»  

La mise hors service de la centrale, qui avait été décidée quelques mois après que Mühleberg eut reçu une autorisation d'exploitation illimitée au début de 2013, n'est toutefois pas le résultat d'une décision politique.

Fermer la centrale nucléaire de Mühleberg, qui couvrait environ 5% des besoins en électricité du pays, «était une décision entrepreneuriale», a expliqué le groupe BKW. «Si nous avions voulu continuer d'exploiter notre centrale à long terme, nous aurions dû investir encore beaucoup plus pour répondre aux exigences techniques de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire», a-t-il détaillé.

En fermant Mühleberg, la Suisse tourne malgré tout une page du nucléaire. La Suisse compte désormais trois centrales: Gösgen, Leibstadt et Beznau, cette dernière disposant de deux réacteurs.

Leur arrêt définitif n'est pas au programme pour le moment. Car si la Suisse, à l'instar de l'Allemagne, a décidé après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, de sortir progressivement du nucléaire, les autorités n'ont pas fourni de date précise pour son abandon. 

La population suisse a validé par référendum le 21 mai 2017 cette sortie progressive du nucléaire - qui représentait alors environ un tiers de l'approvisionnement électrique national - en votant contre la construction de nouvelles centrales. Mais quelques mois auparavant, le 27 novembre 2016, ils avaient voté contre une initiative populaire visant à interdire aux centrales suisses de fonctionner au-delà de 45 ans.    


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