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La France de nouveau placée en confinement
International 3 min. 28.10.2020 Cet article est archivé

La France de nouveau placée en confinement

La France de nouveau placée en confinement

Photo: AFP
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La France de nouveau placée en confinement

Emmanuel Macron a annoncé mercredi, le retour du confinement sur tout le territoire national «à partir de vendredi» et jusqu'au 1er décembre, a minima.

(Jmh avec AFP) - «J'ai décidé qu'il fallait retrouver à partir de vendredi, le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné», a indiqué mercredi soir le chef de l'Etat français qui a également ajouté qu'il durerait a minima, jusqu'au 1er décembre. «Ce confinement sera adapté sur trois points principaux : les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Epahd et les maisons de retraite pourront être visités», a-t-il complété.


French president Emmanuel Macron takes part on a videoconference of the "economic task force", in the green Presidential meeting room, at the Elysee Palace, with French economic leaders and members of the governement concerned about coronavirus epidemic and confinement mesures, on March 19, 2020, in Paris. (Photo by Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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Dans son allocution, le président de la République indique également que le travail «pourra continuer» pendant le confinement, «vous pourrez sortir pour travailler». Mais «partout où c'est possible, le télétravail sera à nouveau généralisé», a-t-il poursuivi, expliquant que par rapport au premier épisode de confinement au printemps, «l'activité continuera avec plus d'intensité». «Comme au printemps, vous pourrez sortir de chez vous uniquement pour travailler, vous rendre à un rendez-vous médical, pour porter assistance à un proche, pour faire vos courses essentielles ou prendre l'air à proximité de votre domicile», a-t-il détaillé, en précisant que cela signifiait «le retour de l'attestation comme au printemps». 

«Les réunions privées en dehors du strict noyau familial seront donc exclues, les rassemblements publics seront interdits et vous ne pourrez pas vous déplacer d'une région à l'autre, à l'exception des retours de vacances de la Toussaint». Il a précisé à ce propos qu'il y aurait «une tolérance durant ce week-end de retour pour que chacune et chacun puisse revenir de son lieu de vacances, pour que les familles puissent s'organiser». «Les commerces qui ont été définis au printemps comme non essentiels, les établissements recevant du public, notamment les bars et restaurants, seront fermés», a-t-il ajouté. Les lieux de culture et salles de spectacle n'ont pas été évoqués mais ils faisaient partie des lieux fermés au printemps.

Si le sort des frontaliers n'a pas expressément été évoqué, Emmanuel Macron a indiqué que «les frontières intérieures à l'espace européenne resteront ouvertes» et que «les Français de l'étranger resteront libres de regagner le territoire». Aucun détail quant au possible retour de l'attestation pour les quelque 105.000 Français travaillant au Grand-Duché n'a été donné. Ceci devrait être réalisé lors de la conférence de presse du Premier ministre Jean Castex, annoncée pour 18h30 jeudi.

A noter que l'annonce de retour en confinement intervient quelques heures après l'annonce, par Angela Merkel, d'une mesure similaire en Allemagne. A compter de lundi, le gouvernement fédéral et les Länder se sont accordés pour limiter les contacts sociaux publics et privés, puisque restaurants, bars, salles de spectacle et installations sportives resteront fermées pendant un mois à partir du 2 novembre. Les rencontres privées seront également limitées à partir de lundi, à dix personnes de deux ménages maximum. 

Une réunion par vidéoconférence du Conseil européen se tiendra également jeudi afin de coordonner les réponses sanitaires au niveau de l'UE. Pour Charles Michel, président du Conseil, «chaque jour compte. Il faut maintenant une action déterminée, nécessairement d'envergure européenne, basée sur deux piliers : le testing/tracing, et les vaccins». Sur ce dernier point, les avis semblent diverger puisque si le Dr. Jean-Claude Schmit, directeur de la Santé, estime qu'«il n'est pas exclu que le Luxembourg reçoive les premières doses de vaccin en décembre», Emmanuel Macron table, lui, sur un horizon fixé «à l'été prochain»...

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