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La Belgique allège ses règles sanitaires
International 3 min. 23.09.2020

La Belgique allège ses règles sanitaires

Le port du masque ne sera plus obligatoire dans les rues de Bruxelles à partir du 1er octobre. Mais il est «fortement recommandé» par les autorités belges.

La Belgique allège ses règles sanitaires

Le port du masque ne sera plus obligatoire dans les rues de Bruxelles à partir du 1er octobre. Mais il est «fortement recommandé» par les autorités belges.
Photo: AFP
International 3 min. 23.09.2020

La Belgique allège ses règles sanitaires

La «bulle des cinq personnes» n'est plus obligatoire en dépit de la hausse des contaminations. Mais elle est vivement conseillée.

De notre correspondant, Max Hellef (Bruxelles) – Un nouveau Conseil national de sécurité s'est tenu ce mercredi sous la direction de la Première ministre Sophie Wilmès. Cet organe qui réunit les responsables politiques du pays et les experts fixe depuis le début de la pandémie les règles sanitaires que la population doit observer.

Les Belges qui attendaient un allègement des mesures ont été entendus. Sophie Wilmès leur a apporté un bol d'air au terme d'une communication parfois alambiquée. Un tabou est tombé avec la suppression de la très décriée «bulle des cinq». Il est conseillé à chacun de limiter les contacts rapprochés aux cinq mêmes personnes par mois en dehors du foyer sans prendre de mesures particulières. «Mais ce n'est plus une obligation», a précisé la cheffe du gouvernement.  Les autres contacts ne sont pas davantage interdits, mais ils impliquent le respect des règles sanitaires (distanciation sociale, port du masque,...). Les rassemblements sont limités en outre à dix personnes à la maison comme en extérieur, sauf là où les professionnels garantissent le bon suivi des mesures imposées (restaurants, cafés,...).


La Belgique s'impose une difficile catharsis
La crise sanitaire est mise sous la loupe dans un climat tendu, alimenté par une nouvelle hausse des contaminations. Ce alors que le nombre de morts dans le royaume depuis le début de la pandémie affleure les 10.000.

La quarantaine est ramenée de 14 à 7 jours (en cas de test pratiqué au retour de zones à risque). Le masque ne sera plus obligatoire à partir du 1er d'octobre en extérieur, sauf dans les endroits fréquentés. Les voyages vers les pays classés en zone rouge par les Affaires étrangères ne sont plus interdits, mais «fortement déconseillés» depuis lundi.

Ce Conseil national de sécurité intervient dans un contexte paradoxal. D'un côté, la population en a plus qu'assez des barrières qui limitent sa liberté au motif de la protéger contre le virus. De l'autre, le nombre de contaminations n'a jamais été aussi élevé. Le cap des 105.000 vient d’être dépassé. 35.000 tests sont pratiqués chaque jour. Les catégories 10-19 ans et 20-29 ans sont désormais les plus touchées par le virus. Le taux de positivité en augmentation s'établit à 3,3% des testés. Les hospitalisations vont crescendo mais le décompte des morts reste bas (3,3 quotidiennement). Ce mercredi, on comptait 9.955 décès attribués au coronavirus depuis mars dernier.

Code rouge

Les experts estiment que le plus difficile aujourd'hui est de conserver l'adhésion de la population, alors que le froid et les maladies hivernales sont annoncés. Ils ont aussi insisté pour que Sophie Wilmès mette ce mercredi l'accent sur la responsabilité individuelle, nécessaire à l'endiguement de l'épidémie. Ce qui a été fait.

Il a beaucoup été question au cours des derniers jours de conjuguer les mesures sanitaires avec un code couleur géographique, la hausse des contaminations n'étant pas égale selon que l'on vive dans le Limbourg (1,7 %) ou à Bruxelles (7,9 % de tests positifs). Un «baromètre» est actuellement en cours d’élaboration qui tiendra surtout compte du nombre d’hospitalisations.

Mercredi, la Belgique est passée au rouge sur la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Elle est en cinquième position au classement des infections pour 100.000 habitants au cours des deux semaines précédentes.  

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