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L'UE se penchera sur la question biélorusse mercredi
International 2 min. 17.08.2020 Cet article est archivé

L'UE se penchera sur la question biélorusse mercredi

Réélu pour la sixième fois depuis 1994, le président biélorusse Alexandre Loukachenko doit faire face à une vague d'opposition sans précédent depuis une semaine

L'UE se penchera sur la question biélorusse mercredi

Réélu pour la sixième fois depuis 1994, le président biélorusse Alexandre Loukachenko doit faire face à une vague d'opposition sans précédent depuis une semaine
Photo: AFP
International 2 min. 17.08.2020 Cet article est archivé

L'UE se penchera sur la question biélorusse mercredi

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Le président du Conseil européen Charles Michel annonce qu'un nouveau sommet extraordinaire des 27 dirigeants de l'UE aura lieu mercredi par visioconférence pour discuter de la situation en Biélorussie. A Minsk, les protestations se multiplient pour pousser le président Loukachenko au départ.

(JFC, avec l'AFP) - «Le peuple biélorusse a le droit de décider de son avenir et d'élire librement son dirigeant. La violence contre les manifestants est inacceptable et ne peut pas être tolérée», a déclaré Charles Michel, président du Conseil européen sur twitter. En raison de l'aggravation des tensions, M. Michel, a décidé de convoquer ce sommet dès mercredi par visioconférence.

Le sommet débutera à midi. Initialement, la situation devait être évoquée fin août à Berlin lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, mais la crise s'est encore aggravée.  

Confronté à la plus grande vague de protestation depuis son arrivée au pouvoir en 1994, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko a reçu ce week-end le soutien de Moscou, un allié historique malgré des tensions récurrentes entre les deux pays.

L'Allemagne, qui assure la présidence de l'Union européenne, a menacé lundi d'étendre les sanctions déjà décidées contre des responsables du pays, après les violences contre les manifestants réclamant le départ de M. Loukachenko, à la suite à sa réélection contestée. «Nous voyons aussi la possibilité d'étendre les sanctions à d'autres responsables» du pays si la situation sur place ne s'améliore pas, a déclaré Steffen Seifert, porte-parole d'Angela Merkel.

Des manifestations monstres anti-Loukachenko ont réuni des centaines de milliers de personnes, dimanche dans le centre de la capitale, Minsk
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Photo: AFP

Il a exhorté les autorités à renoncer à l'usage de la violence contre les manifestants, à libérer «immédiatement et sans condition» ceux qui ont été emprisonnés et mettre en place un «dialogue national entre gouvernement, opposition et la société (...) afin de surmonter cette crise».

L'Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE) «pourrait jouer un rôle important» à cet égard, en envoyant une mission de médiation visant «à vérifier les résultats du scrutin», a-t-il dit. L'organisation avait indiqué ne pas avoir envoyé d'observateurs en Biélorussie pour le scrutin présidentiel du 9 août, faute d'invitation en temps opportun par ce pays.

Le peuple biélorusse appelle au départ immédiat du "cafard" Loukachenko
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Photo: AFP

Pour rappel, l'Union européenne avait décidé vendredi de sanctionner la répression en Biélorussie lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27. Une liste de personnes accusées d'avoir organisé et procédé à la répression va être établie et sera soumise pour approbation aux Etats membres, ont décidé les ministres vendredi.

La Biélorussie est toujours sous le coup d'un embargo sur les ventes d'armes et de matériel pouvant être utilisé pour la répression. Quatre personnes sont déjà interdites de séjour dans l'UE et leurs avoirs ont été gelés depuis 2016. Les nouveaux noms s'ajouteront à cette liste.


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