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L'UE retoque les budgets de la France et de l'Italie
International 2 min. 22.10.2019 Cet article est archivé

L'UE retoque les budgets de la France et de l'Italie

Le Premier ministre, Giuseppe Conte, a promis des explications sur les finances italiennes 2020.

L'UE retoque les budgets de la France et de l'Italie

Le Premier ministre, Giuseppe Conte, a promis des explications sur les finances italiennes 2020.
Photo: AFP
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L'UE retoque les budgets de la France et de l'Italie

La Commission européenne a demandé des clarifications à Paris et Rome sur leur prévisions budgétaires 2020. D'ici mercredi, les deux gouvernements devront notamment s'expliquer sur des risques d'écart avec les règles européennes.

(AFP) - La France et l'Italie ont reçu ce mardi une lettre du Commissaire aux Affaires économiques de l'Union européenne, Pierre Moscovici, et du vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis. 

Côté français, les deux commissaires critiquent le fait que «le projet de plan budgétaire prévoit un effort structurel de 0% du PIB en valeur nominale». En clair, si l'on ne tient pas compte des effets de la conjoncture, la France ne fait rien pour améliorer l'état de ses finances publiques.

Gare à la dette italienne

 «Or, cet effort -nul- est en-deçà de l'amélioration requise de 0,6% du PIB», ajoutent MM. Moscovici et Dombrovskis, rappelant les règles européennes contenues dans le Pacte de Stabilité et de Croissance des pays de la zone euro. «Le projet de plan budgétaire français ne respecterait pas non plus le rythme de référence de réduction de la dette en 2020», déplorent en outre les deux membres de la Commission.

Pour l'Italie, c'est la dette publique colossale - la deuxième, en ratio, plus élevée de la zone euro derrière la Grèce (180%) - qui est pointée du doigt par Bruxelles. «Le projet de l'Italie ne respecte pas l'objectif de réduction de dette en 2020», écrivent les commissaires.

Quatre autres pays dans le collimateur

Le nouveau chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a aussitôt réagi en promettant de «fournir toutes les clarifications à l'UE». «Nous ne sommes pas inquiets», a-t-il dit. «C'est un dialogue nécessaire avec Bruxelles auquel nous ne nous soustrairons pas», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre italien avait toutefois, ces dernières semaines, lancé plusieurs appels pour une tolérance budgétaire de l'Union par rapport au budget présenté par Rome. Une tempérance dont plusieurs chefs d'État l'avaient assuré, en échange d'une participation à l'accueil des migrants renforcée après la période Salvini.


Italy's Prime Minister Giuseppe Conte (L) delivers a speech as Italy's Foreign Minister Luigi Di Maio looks on during the new government confidence vote on September 9, 2019 at the lower house of parliament in Rome. (Photo by Andreas SOLARO / AFP)
L'Italie réclame plus de souplesse à l'Europe
Le chef du gouvernement italien estime qu'il faut «améliorer le pacte de stabilité» de l'Union européenne qui impose aux pays membres que leur déficit budgétaire ne dépasse pas les 3% du PIB et leur dette les 60% du PIB.

Quatre autres pays sont également dans le viseur de la Commission européenne pour leur projet de budget de l'an prochain, toutefois dans une moindre mesure: la Belgique, le Portugal, l'Espagne et la Finlande. Le budget de 20 milliards d'euros, récemment présenté par le Premier ministre Xavier Bettel (DP), pour le Luxembourg, lui ne pose pas de soucis.


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