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L'UE renvoie à mai un plan face au coronavirus
International 24.04.2020 Cet article est archivé

L'UE renvoie à mai un plan face au coronavirus

Le président Charles Michel dirigera les travaux de la Commission européenne chargés de budgétiser un plan de relance.

L'UE renvoie à mai un plan face au coronavirus

Le président Charles Michel dirigera les travaux de la Commission européenne chargés de budgétiser un plan de relance.
Photo : AFP
International 24.04.2020 Cet article est archivé

L'UE renvoie à mai un plan face au coronavirus

L'Union européenne ne réussit pas à se mettre d'accord sur les mesures de relance pour faire face à une récession sans précédent.

(pj avec AFP) - Au terme de plus de quatre heures de réunion en visioconférence, jeudi, les dirigeants des 27 ont décidé de charger la Commission européenne de formuler des propositions pour le financement de nouvelles mesures de soutien à l'économie des Etats membres. Un travail qu'elle devra lancer dès la mi-mai. Confrontée à une crise économique sans précédent depuis 1945, l'UE n'obtient à ce stade «pas de consensus» sur les réponses à apporter, a reconnu le président français Emmanuel Macron. 

Plus positif, le Premier ministre luxembourgeois retient, lui, de l'adoption tout de même obtenue d'un «paquet de 540 milliards d’euros destiné aux travailleurs». Mais Xavier Bettel ne cache pas qu'il en faudra plus, à commencer par la mise en place d'un fonds de relance commun. «Ne décevons pas nos citoyens, nos entreprises ou les marchés. Commençons dès maintenant à préparer un plan crédible et ambitieux.» Alors va pour la confiance dans la mission de la Commission européenne.

A l'ouverture de la réunion, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, avait mis en garde contre le risque «d'agir trop peu, trop tard» face au choc économique. Mais les dirigeants de l'UE restent divisés tant sur le montant que sur le mode de financement d'un plan de relance commun, qui devrait représenter plusieurs centaines de milliards d'euros.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est engagée à contribuer davantage au budget de l'UE, tout en excluant la mutualisation des dettes nationales demandée par les pays du Sud.


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