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L'ONU pleure Perez de Cuellar
International 2 min. 05.03.2020 Cet article est archivé

L'ONU pleure Perez de Cuellar

Cette photo date d'avril 1995. Le secrétaire général était alors candidat aux présidentielles au Pérou.

L'ONU pleure Perez de Cuellar

Cette photo date d'avril 1995. Le secrétaire général était alors candidat aux présidentielles au Pérou.
Photo: AFP
International 2 min. 05.03.2020 Cet article est archivé

L'ONU pleure Perez de Cuellar

Le diplomate péruvien et secrétaire général de l'ONU entre 1982 et 1991, est mort mercredi soir à Lima à l'âge de 100 ans, a annoncé son fils.

(AFP) - «Mon papa est décédé après une semaine compliquée, il est décédé à 8h09 du soir (01h09 jeudi matin) et repose en paix», a déclaré Francisco Perez de Cuellar à la radio péruvienne RPP.

La dépouille de l'ancien diplomate recevra les honneurs vendredi au palais Torre Tagle, siège du ministère péruvien des Affaires étrangères, avant d'être inhumée au cimetière Presbitero Maestro de Lima, selon la même source. Né à Lima en 1920, Javier Perez de Cuellar a été le cinquième secrétaire général des Nations unies, qui l'ont salué pour son centième anniversaire, le 19 janvier.

«C'est avec une grande fierté et une grande joie que je lui adresse mes meilleurs voeux à l'occasion de son 100e anniversaire. J'ai souvent réfléchi à son exemple et à son expérience pour m'inspirer et me guider», avait écrit l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un message sur son compte Twitter.

«La présidence du monde»  

Au Pérou, Javier Perez de Cuellar a été simultanément président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères pendant le gouvernement de transition de Valentin Paniagua, du 22 novembre 2000 au 28 juillet 2001. Candidat à la présidence en 1995, il avait été battu par Alberto Fujimori, réélu.   

Pendant les dix années (1982-1991) qu'il a passées à la tête de l'ONU, Perez de Cuellar avait coutume de dire qu'il exerçait «la présidence du monde». Il y fit prévaloir ses sentiments pacifistes très marqués, notamment par ses efforts pour obtenir un cessez-le-feu lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988), en organisant des pourparlers de paix pendant la guerre civile au Salvador (1979-1992), la libération des otages américains détenus au Liban ou encore l'accord de paix au Cambodge.   

Il estimait par ailleurs l'indépendance de la Namibie en 1990, l'une des dernières colonies du continent africain, comme sa plus grande réussite en tant que secrétaire général.   

«Son mandat en tant que secrétaire général a coïncidé avec deux époques distinctes dans les affaires internationales: d'abord, certaines des années les plus tendues de la guerre froide, puis, avec la fin de la confrontation idéologique, un moment où les Nations unies ont commencé à jouer plus pleinement le rôle envisagé par les fondateurs», a encore souligné Antonio Guterres dans son communiqué.