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L'exécutif français dévoile ses mesures pour le pouvoir d'achat
International 4 min. 07.07.2022
Face à l'inflation

L'exécutif français dévoile ses mesures pour le pouvoir d'achat

Le nouveau gouvernement français a été dévoilé ce lundi 4 juillet.
Face à l'inflation

L'exécutif français dévoile ses mesures pour le pouvoir d'achat

Le nouveau gouvernement français a été dévoilé ce lundi 4 juillet.
Photo: AFP
International 4 min. 07.07.2022
Face à l'inflation

L'exécutif français dévoile ses mesures pour le pouvoir d'achat

Face à l'inflation, le gouvernement lève le voile jeudi sur une série de mesures très attendues destinées à protéger le pouvoir d'achat des Français, et qui fera figure d'examen de passage pour sa majorité relative à l'Assemblée face à des oppositions à l'offensive.

(AFP) - Après déjà plus de 25 milliards d'euros mis sur la table depuis l'automne 2021 pour atténuer en particulier la hausse des prix de l'énergie, le gouvernement présentera dans deux textes (un projet de budget rectificatif et une loi pouvoir d'achat) une nouvelle salve d'aides pour un montant à peu près équivalent.


TOPSHOT - French Prime Minister Elisabeth Borne looks on before the presentation of the annual report of the High Council for the Climate, at the Hotel Matignon in Paris, on June 29, 2022. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Le gouvernement français enfin remanié
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Parmi les principales mesures figurent les revalorisations anticipées de 4% des pensions de retraite et des prestations sociales, l'augmentation de 3,5% du traitement des agents publics, un chèque alimentaire de 100 euros, auquel il faudra ajouter 50 euros par enfant, la prolongation de la remise carburant de 15 à 18 centimes et du bouclier tarifaire sur l'énergie, la suppression de la redevance télévision ou encore le triplement de la prime Macron.

«L'urgence du pouvoir d'achat» est le «premier défi» pour le gouvernement et le Parlement, a défendu mercredi la Première ministre Élisabeth Borne dans son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Selon l'Insee, le pouvoir d'achat des Français devrait en effet reculer de 1% en 2022, plombé par une inflation qui atteindrait 5,5% en moyenne sur l'année, du jamais-vu depuis 1985.

Vers une adoption mouvementée

Après le «quoi qu'il en coûte» de la crise sanitaire, l'exécutif n'en a ainsi pas fini avec les dépenses, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire assurant vouloir «apporter les réponses les plus concrètes possible, les plus immédiates possible, les plus efficaces possible aux difficultés de pouvoir d'achat des Français».

Si la nécessité de telles dépenses est plutôt partagée, l'adoption de ces textes s'annonce mouvementée avec une Assemblée où le camp présidentiel n'a qu'une majorité relative et un Sénat dominé par la droite.


Vers une augmentation des impôts pour les frontaliers français?
L'OGBL craint que la nouvelle convention fiscale entre la France et le Luxembourg ait un impact non négligeable sur les finances des frontaliers. Elle lance un appel à la manifestation, le lundi 23 mai.

A l'issue du Conseil des ministres qui débutera à 16H00, l'audition de Bruno Le Maire et du ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal par la commission des Finances de l'Assemblée, désormais présidée par l'Insoumis Éric Coquerel, sera un baptême du feu.

«Ces mesures sont notre base de travail. Avec mon gouvernement, nous serons à votre écoute et nous les amenderons quand des convergences émergeront», a bien promis Élisabeth Borne mercredi.

Ces derniers jours, le gouvernement a lancé des pistes. Une indemnité carburant pour les travailleurs à revenus modestes et les gros rouleurs sera mise en place au 1er octobre, a annoncé jeudi Bruno Le Maire, et la ristourne de 18 centimes, qui devait s'arrêter fin août, va être prolongée, mais réduite progressivement pour avoir complètement disparu à la fin de l'année.

En revanche, à ce stade, aucune proposition avancée par l'opposition ne semble être vue d'un bon œil par l'exécutif. Baisser les taxes sur le carburant pour ramener les prix à 1,50 euro/l, comme le souhaitent les LR, ou bloquer les prix à 1,40 euro/l, comme le veut la gauche? Trop coûteux, selon Bercy. Le Smic à 1.500 euros? Une menace pour l'emploi, répond-on au gouvernement.

«Très loin d'être à la hauteur»

«Il y a sans doute des chemins intermédiaires» à trouver, veut-on croire dans l'entourage de la Première ministre, Élisabeth Borne ayant notamment souligné dans son discours mercredi entrevoir des «convergences» possibles avec les LR.

«Stop à la politique du chèque», a toutefois insisté le député et secrétaire général adjoint de LR Pierre-Henri Dumont jeudi sur Radio J.


ARCHIV - 06.09.2020, Bayern, München: Eine Frau hält an einer Tankstelle an einer Zapfsäule eine Zapfpistole in der Hand und betankt ein Auto. (zu dpa: «Wenig Öl aus Russland in Bayern - IHK warnt vor Folgen eines Embargos») Foto: Sven Hoppe/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Quels seraient les prix des carburants sans les aides ?
Le Luxembourg, la France, la Belgique et l'Allemagne appliquent tous des aides financières à la pompe pour les usagers de la route. Au Grand-Duché, ce sujet doit être débattu à la Chambre des députés ce mardi 28 juin.

Au RN, Marine Le Pen, présidente du groupe à l'Assemblée, «veut» que ce projet de loi «urgent» pour les Français «puisse être voté», mais elle critique l'«usine à gaz» du chèque pour les «gros rouleurs» et continue de plaider pour une baisse de la TVA sur les prix de l'énergie et les carburants de 20% à 5,5%.

A la Nupes, on juge le texte du gouvernement «très, très loin d'être à la hauteur de ce qu'attendent les Français», selon la présidente du groupe Insoumis à l'Assemblée Mathilde Panot.

Les Français «prendront» les chèques de 100 euros, mais «est-ce qu'ils veulent vivre d'aumône?», a interrogé le député LFI François Ruffin sur LCI, tandis que le secrétaire national du PCF Fabien Roussel promettait sur Franceinfo «un appel à la mobilisation dans la rue» à la rentrée si le gouvernement n'en fait pas assez à ses yeux. La Nupes prévoit ainsi de déposer de nombreux amendements au projet de loi.

Encore faudra-t-il qu'ils soient financés, prévient-on au gouvernement en rappelant le cadre «contraint» des finances publiques, avec un déficit public prévu encore à 5% en 2022 et une croissance plus faible que prévu de 2,5%.


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