Changer d'édition

L'espace Schengen menacé?
International 23.01.2016 Cet article est archivé
Crise migratoire

L'espace Schengen menacé?

La directrice du FMI Christine Lagarde à Davos.
Crise migratoire

L'espace Schengen menacé?

La directrice du FMI Christine Lagarde à Davos.
REUTERS
International 23.01.2016 Cet article est archivé
Crise migratoire

L'espace Schengen menacé?

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
La crise des migrants en Europe compromet la survie de l'espace Schengen, a déclaré samedi à Davos (Suisse) Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

(AFP) - La crise des migrants en Europe compromet la survie de l'espace Schengen, a déclaré samedi à Davos (Suisse) Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

Interrogée lors d'un débat du forum économique mondial sur le fait de savoir si "ça passe ou ça casse" pour l'espace de libre circulation européen de Schengen, Mme Lagarde a répondu: "Oui je le pense", précisant qu'il s'agissait de son point de vue personnel.

La voix de Mme Lagarde vient s'ajouter à celle de plusieurs dirigeants européens qui ont déclaré cette semaine à Davos que l'afflux massif de migrants en Europe compromettait la survie des institutions européennes, qui peinent à trouver une solution, poussant les pays membres à agir de manière individuelle.

Les Premiers ministres français et néerlandais, Manuel Valls et Mark Rutte, ont notamment évoqué une possible dislocation européenne à cause de cette crise migratoire.

Mme Lagarde a précisé que le FMI, en tant qu'institution, pensait toutefois que si cette crise était bien gérée, elle pourrait in fine profiter économiquement à certains pays, en leur octroyant un supplément de croissance.

D'un point de vue économique, "l'Europe est sans aucun doute en meilleur état que l'an dernier", a déclaré Mme Lagarde, "mais nous avons deux préoccupations importantes" pour le continent.

L'une est la crise des réfugiés et l'autre est le risque de Brexit, une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.


Sur le même sujet

Jean Asselborn voit le modèle européen en danger. La crise des réfugiés a divisé l’Union européenne avec notamment la montée en puissance des forces nationalistes. « Ce n’est pas l’Europe que nous voulons et dont nous avons besoin », a-t-il déclaré mardi à la Chambre des députés à l’occasion de sa déclaration sur la politique étrangère et européenne.
8.3.IPO / Chamber/ Jean Asselborn , Bericht Aussen- und Europapolitik Foto:Guy Jallay
Après un accord sur l'accueil des réfugiés
Les dirigeants européens sont convenus de renforcer les frontières extérieures de l'UE, ainsi que l'aide humanitaire à leurs voisins, afin de freiner le flux sans précédent de migrants. Au moins un milliard d'euros supplémentaires seront mobilisés pour aider les réfugiés dans les pays voisins de la Syrie.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre britannique, David Cameron, mercredi 23 septembre à Bruxelles
Des embouteillages monstres bloquaient lundi la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, où les contrôles ont été renforcés pour traquer les passeurs, mais les migrants ont pu prendre par centaines des trains à Budapest dans l'espoir de gagner l'Allemagne.
Sur une autoroute autrichienne, les camions font la queue pour passer au contrôle policier, non loin de la frontière hongroise. Les bouchons peuvent atteindre 50 km.