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L'agro-alimentaire déplore des «perturbations sévères»
International 2 min. 19.03.2020

L'agro-alimentaire déplore des «perturbations sévères»

Même si les commerces alimentaires restent ouverts, les clients se posent de multiples questions.

L'agro-alimentaire déplore des «perturbations sévères»

Même si les commerces alimentaires restent ouverts, les clients se posent de multiples questions.
Photo: AFP
International 2 min. 19.03.2020

L'agro-alimentaire déplore des «perturbations sévères»

Le secteur regrette les soucis d'acheminement des marchandises qui se sont produits ces derniers jours. En cause: les contrôles sanitaires pratiqués par certains pays aux frontières intérieures de l'UE pour tenter d'endiguer la pandémie de nouveau coronavirus.

(AFP) - «Nos membres font part de difficultés croissantes dans leurs activités», notent dans un communiqué commun FoodDrinkEurope, l'association européenne des industries d'alimentation et de boissons, le Copa-Cogeca, principal syndicat agricole dans l'UE, et CELCAA, l'association européenne regroupant les négociants du secteur agro-alimentaire.

«Des retards et perturbations ont été observés aux frontières pour la livraison de certains produits agricoles et transformés, ainsi que pour des matériaux d'emballage», notent les signataires.


Lokales, Cactus Howald, Coronavirus, Covid-19, Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Dans les commerces, une crainte persistante
Face au nombre croissant de cas d'infection Covid-19 au Luxembourg, les magasins autorisés à ouvrir mettent en place des mesures préventives. Objectif ? Rassurer le client et limiter les risques. Autant de nouvelles consignes qui peinent visiblement à convaincre.

Les trois organisations font également part de leur inquiétude sur la libre circulation des travailleurs du secteur ainsi que de possibles pénuries de personnel en lien avec les mesures de confinement. «Notre capacité à fournir de la nourriture à tous va dépendre de la préservation du marché unique européen», soulignent-ils.

Ils appellent la Commission à s'assurer de la fluidité de la circulation des marchandises, mais aussi à «travailler avec les Etats membres pour surveiller la potentielle pénurie de travailleurs, y compris de travailleurs saisonniers, et les répercussions sur la production et à préparer des plans d'urgence».


16.03.2020, Baden-Württemberg, Weil am Rhein: Ein Bundespolizist mit Atemmaske kontrolliert am Grenzübergang zur Schweiz ein Fahrzeug. In der Coronavirus-Krise führt Deutschland am Montag umfassende Kontrollen und Einreiseverbote an den Grenzen auch zur Schweiz ein. Foto: Patrick Seeger/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
En fermant ses frontières, l'UE veut (se) rassurer
«Se protéger de l'extérieur et se montrer plus souple à l'intérieur.» Les Européens ont décidé mardi soir de cadenasser l'accès à leur territoire afin de tenter d'endiguer la pandémie de nouveau coronavirus dont le Vieux continent est plus que jamais l'épicentre.

Consciente des difficultés de circulation liées à la mise en place par certains Etats membres de contrôles à leurs frontières, la Commission européenne a publié des recommandations à leur attention, préconisant notamment de prévoir des voies prioritaires pour le transport de marchandises.

Chute du prix des produits de la mer

«Les produits d'alimentation sont une des catégories considérées comme essentielles», a assuré Eric Mamer, porte-parole en chef de l'exécutif européen, lors d'un point presse. «Nous allons continuer d'essayer d'assurer que (les voies prioritaires) soient établies, fonctionnelles et que tout problème en lien avec la distribution et le transit de produits, en particulier les produits alimentaires et médicaux, soit levé», a-t-il expliqué.

Le secteur halieutique a également écrit aux autorités européennes, a indiqué le syndicat Europêche, confronté à des problèmes logistiques «sérieux». Il s'inquiète aussi du prix du poisson à la sortie des bateaux, en forte baisse, à cause notamment de la fermeture des restaurants, des écoles et des marchés.

Europêche demande la possibilité pour les pêcheurs de pouvoir reporter plus que 10% (la limite légale) de leurs quotas à l'année suivante et des prix d'intervention pour les poissons non vendus.